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Basset hound adulte, debout, de profil

Basset hound

Le portrait que le standard en donne est l'un des plus attachants du répertoire : un chien « **placide, jamais agressif ni craintif**, affectueux », **tenace**, chassant au nez, doté d'une « **voix profonde et mélodieuse** » et de l'instinct de la meute. Élevé en France par des moines au Moyen Âge, perfectionné en Grande-Bretagne, il poursuit le lièvre « à une cadence relativement lente sur des **distances extraordinaires** ». Et le même texte pose, sur sa peau, trois mots que le marché a oubliés : « **sans exagération** ».

Au programme : le standard FCI n° 163 et l'exigence qu'il formule dès sa première ligne — ce chien « doit être puissant, actif et avoir une grande endurance » —, ce que la caricature du basset lui coûte, les deux chiffres qui font de lui un cas à part chez le vétérinaire, le gène qui explique ses pattes courtes et pourquoi il en existe deux versions dont une seule abîme le dos, les 703 inscriptions au LOF en 2025, l'entretien réel des oreilles et des plis, les rations calculées et le budget.

Écrit par Yanis M.Relu par Sarah Decellas, ASVMis à jour le 2 septembre 202615 min de lecture

Coup de cœur— le compteur de lecteurs arrive prochainement
Poids adulte20–28 kg (indicatif)
Espérance de vie10 à 12 ans (indicatif)
Prix d'un chiot1 100–1 800 € (indicatif)
Budget annuel1 180–2 350 €

L'essentiel

Pour qui ?

Un foyer patient, et une routine tenue

Placide, affectueux, obstiné. Facile à vivre, à condition d'accepter les oreilles et les plis.

Combien d'activité ?

Trois quarts d'heure à une heure

De la marche et beaucoup de nez. Son standard le veut endurant : ce n'est pas un chien immobile.

Quoi surveiller ?

Les oreilles, chaque semaine

Aucune race n'est plus exposée à l'otite externe que celle-ci. La routine vaut tous les traitements.

Tableau d'identité

CritèreMâleFemelleSource
Espérance de vie10–12 ans
Prix d'un chiot1 100–1 800 €
Activité quotidienne45 min à 1 h
Pays d’origineGrande-Bretagne[1]
Fonction historiqueChien courant, sur la voie du lièvre[1]
Type de poilLisse, court et serré sans être trop fin[1]
Tempérament selon le standardPlacide, jamais agressif ni craintif, affectueux, tenace, chassant au nez
Taille au garrot33–38 cmLe standard donne une fourchette unique, sans distinguer les sexes.33–38 cmLe standard donne une fourchette unique, sans distinguer les sexes.[1]
Poids23–28 kgLe standard ne chiffre aucun poids.20–25 kgLe standard ne chiffre aucun poids.
couleursTricolore noir, feu et blanc ; bicolore citron et blanc ; toute couleur de chien courant admise[1]
Groupe FCI6 · section 1[1]

Standard FCI n° 163, publié le 13 octobre 2010 — relevé le 2 septembre 2026.Consulter le standard

Origines et histoire

Peu de races portent leur fonction aussi visiblement dans leur silhouette, et peu ont été aussi mal comprises à cause de cette silhouette.

Des moines français, une mise au point britannique

Le standard raconte l’histoire en deux temps.

Le premier est français : le basset « est réputé d’avoir été élevé en France par des moines pendant le Moyen Âge ». Pour un usage précis — chasser en terrain dense. Un chien haut sur pattes contourne un roncier ; un chien bas passe dessous, et son maître le suit à pied.

Le second est britannique : « la race a évolué à la perfection en Grande-Bretagne ». C’est là que le type a été fixé, et c’est pourquoi le pays d’origine officiellement enregistré est la Grande-Bretagne.

Le métier, et ce qu’il exige

L’utilisation inscrite au standard tient en deux mots — chien courant — et le texte précise ce que cela veut dire : la race excelle à « chasser sa proie naturelle, le lièvre, à une cadence relativement lente sur des distances extraordinaires ».

Retenez la seconde moitié de la phrase autant que la première. Lent, oui. Mais sur des distances extraordinaires, pendant des heures, le nez au sol. C’est l’exact contraire d’un chien immobile — et cela explique la phrase que le texte place en tête de son aspect général, sur laquelle nous reviendrons plusieurs fois : ce chien « doit être puissant, actif et avoir une grande endurance ».

La nomenclature la classe d’ailleurs avec épreuve de travail : les plus hautes distinctions passent par une démonstration sur la voie.

Sa place en France

703 basset hounds inscrits au Livre des origines en 2025, contre 798 douze mois plus tôt : un repli de 12 % [2].

Le mouvement dépasse celui de son groupe, déjà mal orienté : le groupe 6 perd 9 % sur la même période, de 12 894 à 11 720 inscriptions. Avec le groupe 5, c’est l’un des deux qui reculent le plus vite en France.

Parmi les chiens courants inscrits chez nous :

  • beagle : 3 089 ;
  • basset hound : 703 ;
  • gascon saintongeois : 664 ;
  • griffon bleu de Gascogne : 529.

Deuxième chien courant du pays, donc, mais très loin derrière le beagle. Sept cents naissances annuelles suffisent largement pour comparer plusieurs élevages sans se précipiter — et nous verrons plus bas qu’il y a sur cette race des choses très précises à regarder avant de réserver.

La race relève du Club du Basset Hound [3].

Morphologie et particularités physiques

C’est ici que tout se joue, parce que le standard passe son temps à retenir ce que le marché a tendance à pousser.

La première ligne, et son exigence

Avant de décrire quoi que ce soit, le texte pose une condition de fond : le basset hound est un chien courant bas sur pattes, substantiel et bien proportionné, qui « doit être puissant, actif et avoir une grande endurance » pour accomplir sa fonction.

Autrement dit, la conformation n’est pas une fin. Elle est au service d’un chien qui doit pouvoir travailler. Chaque exagération qui l’en éloigne s’éloigne aussi du standard.

Les seuls chiffres du texte

MesureValeur inscrite au texte
Hauteur au garrot33 à 38 cm
Distinction entre les sexesaucune
Poidsaucun chiffre

Une fourchette unique de cinq centimètres, sans distinguer mâles et femelles, et pas la moindre indication de poids. Les valeurs que porte notre tableau d’identité sont donc celles qu’on observe, et elles sont signalées comme telles.

L’absence de poids au standard mérite d’être notée sur une race où l’embonpoint est le premier facteur aggravant de tous ses problèmes.

Les trois retenues du texte

Voici ce que presque personne ne cite, et qui devrait pourtant guider un acheteur.

La peau. Elle doit être « lâche et élastique sans exagération ». Sur la tête, les plis apparaissent « lorsqu’on la tire vers l’avant » : ils se révèlent au geste, ils ne s’affaissent pas en permanence.

Les yeux. En forme de losange, de couleur foncée, « ni proéminents ni trop enfoncés dans les orbites », avec une expression calme. Deux bornes, une de chaque côté.

L’ensemble. Substantiel, oui — mais l’équilibre général reste la condition.

Trois clauses de modération dans un même texte, sur une race dont l’image publique est précisément celle de l’excès. C’est le point le plus utile de cette fiche, et il est vérifiable en trente secondes devant une portée.

Les oreilles

Le standard les veut « attachées bas, juste en dessous de la ligne de l’œil ». Longues au point de dépasser légèrement l’extrémité du museau, papillotées, très souples.

C’est la signature de la race. C’est aussi, nous le verrons, l’origine du chiffre le plus élevé de tout ce site.

Le poil et les robes

Poil « lisse, court et serré sans être trop fin » — l’entretien le plus simple qui soit.

Côté couleur, le standard est libéral : tricolore noir, feu et blanc ; bicolore citron et blanc ; et, plus largement, toute couleur de chien courant est admise. Il n’y a donc pas de robe rare à cette race, et aucune teinte ne justifie un supplément de prix.

Comportement et caractère

Le paragraphe du standard est court et il est juste : « tenace, de haute lignée, chassant au nez, possédant l’instinct de la meute, une voix profonde et mélodieuse. Placide, jamais agressif ni craintif. Affectueux. »

Ce qui en fait un chien facile

Placide. Ce n’est pas un chien qui s’énerve, qui sursaute ou qui monte en pression. Dans un foyer animé, c’est une qualité qui se remarque tous les jours.

L’instinct de la meute. Un chien sélectionné pendant des siècles pour travailler à vingt aux côtés d’autres chiens n’a aucun intérêt au conflit. Cela se voit avec les congénères, et cela se voit avec les enfants.

Affectueux, et le standard n’ajoute aucune réserve à ce mot.

Ce qui en fait un chien exigeant

Tenace. Sur une voie, c’est la qualité maîtresse. Dans un salon, c’est un chien qui a décidé quelque chose et qui ne changera pas d’avis parce que vous haussez le ton. On travaille avec de la nourriture, de la répétition et de la patience — la contrainte ne produit rien.

Chassant au nez. Une fois qu’il a pris une piste, votre voix n’existe plus. Rien à voir avec de la désobéissance : son cerveau est simplement occupé ailleurs. Le rappel se travaille très tôt, et la longe reste utile bien plus longtemps que sur d’autres races.

Une voix profonde et mélodieuse. Elle est superbe, et elle porte loin. Un basset qui s’ennuie ou qui entend passer quelqu’un donne de la voix, et un voisinage mitoyen mérite d’y penser avant l’achat plutôt qu’après.

Vie sociale : autres chiens, autres animaux, enfants

Avec les autres chiens. C’est probablement son meilleur terrain. L’instinct de meute inscrit à son standard produit un chien qui accepte les congénères sans arrière-pensée. Les parcs, les clubs et les rencontres ne posent en général aucun problème.

Avec les autres animaux. Le chat de la maison est intégré sans difficulté quand la présentation se fait tôt. Dehors, en revanche, tout ce qui laisse une odeur et détale déclenche la machine — et un basset lancé sur une voie ne se rappelle pas.

Avec les enfants. Excellent, et pour une fois sans réserve de tempérament : placide, patient, affectueux, il encaisse le bruit et le désordre. Deux points pratiques, qui protègent le chien plus que l’enfant :

  • on ne le porte pas comme un chien de vingt kilos ordinaire : un dos long et bas se soutient sous la poitrine et sous l’arrière-train, jamais par les aisselles ;
  • on ne le laisse pas descendre du canapé en sautant, même si c’est amusant à regarder.

Environnement idéal

Ce qui lui convient :

  • un intérieur sans étage à monter, ou un logement où les escaliers peuvent être évités ;
  • un sol qui accroche dans les zones de passage : sur du carrelage lisse, un chien long et bas dérape et se rattrape avec le dos ;
  • des chemins accessibles — bois, friches, bords de champs — où il puisse renifler pendant une heure ;
  • un foyer patient, qui accepte les oreilles à contrôler et les plis à sécher.

Ce qui demande de la réflexion :

  • un appartement à l’étage sans ascenseur : monter et descendre plusieurs fois par jour un chien long et bas de vingt-cinq kilos n’est bon ni pour lui ni pour vous ;
  • une mitoyenneté serrée, à cause de la voix ;
  • un jardin ouvert : le nez de ce chien ignore les limites de propriété.

Activité physique et sorties

Une heure de sortie par jour, un peu moins si la journée est courte, sous un mot d’ordre : du nez, pas de la vitesse.

Ce qui le fatigue vraiment

Rappelons la formule du standard : une cadence lente sur des distances extraordinaires. Ce chien n’a jamais été fait pour aller vite ; il a été fait pour ne pas s’arrêter.

Trente minutes de promenade où il suit vraiment une odeur le fatiguent davantage qu’une heure de marche au pied. C’est la clé pour intégrer un basset à une vie ordinaire — et c’est aussi ce qui rend cette race compatible avec un maître qui ne court pas.

Ce qui lui va

  • La marche lente en terrain varié, où il travaille son nez.
  • Les jeux de recherche à la maison : friandises cachées, tapis de fouille. Redoutablement efficaces sur cette race.
  • Le pistage en club, pour ceux qui veulent lui donner son vrai métier.

Ce qu’il faut éviter

  • Les escaliers en série, à tout âge.
  • Les sauts depuis le canapé, le lit, le coffre.
  • La course d’accompagnement à vélo ou au pas de course.
  • Les sorties par forte chaleur : ce chien est lourd, bas, et ses oreilles balaient le sol chaud.

Santé et prédispositions

Commençons par ce qui protège cette race, parce que c’est écrit dans son propre texte et que presque personne ne s’en sert.

Le standard est du côté de l’acheteur

Trois clauses de modération figurent au standard, et elles sont toutes vérifiables à l’œil devant une portée :

  • la peau « lâche et élastique sans exagération » ;
  • les yeux « ni proéminents ni trop enfoncés » ;
  • l’exigence que le chien soit « puissant, actif et avoir une grande endurance ».

Un basset dont les paupières pendent, dont la peau s’affaisse et qui peine à marcher vingt minutes n’est pas un basset très typé. C’est un basset qui s’éloigne de son standard. La distinction est capitale, parce qu’elle vous autorise à refuser un chiot sans avoir à argumenter contre la mode.

L’otite : le chiffre le plus élevé de tout ce site

Il faut le dire sans détour. Sur une population de 905 554 chiens suivis en clientèle vétérinaire britannique, le basset hound présente le plus fort risque d’otite externe de toutes les races étudiées : un odds ratio de 5,87 par rapport aux chiens croisés. La prévalence annuelle toutes races confondues est de 7,30 % (IC 6,97–7,65) [4].

Aucune autre race du corpus de ce site n’atteint ce niveau.

La cause n’a rien de mystérieux : des oreilles attachées bas, plus longues que le museau, papillotées et très souples, ferment le conduit et l’empêchent de sécher. À quoi s’ajoute un chien qui promène ces oreilles au ras du sol, dans l’herbe humide.

Deux facteurs aggravants ressortent de la même étude, et l’un d’eux dépend entièrement de vous :

  • un chien dont le poids dépasse la moyenne de sa race et de son sexe : risque multiplié par 1,45 ;
  • un mâle plutôt qu’une femelle : 1,21.

Le premier est le levier le plus utile dont dispose un propriétaire de basset. Tenir le poids de ce chien, ce n’est pas seulement soulager son dos : c’est réduire le nombre d’otites qu’il fera dans sa vie.

La routine tient en trois gestes, et sur cette race elle ne se discute pas. Un coup d’œil et une odeur sous le pavillon, chaque semaine. Le même geste après toute sortie mouillée. Et, dès qu’une seconde otite survient dans l’année, on cesse de traiter pour chercher ce qui la provoque.

Les plis, et le chiffre qui les accompagne

Une seconde étude, portant sur 905 553 chiens, mesure la dermatite des plis cutanés [5]. Le classement est instructif.

RaceOdds ratioIntervalle de confiance
Bulldog anglais49,0737,79–63,70
Bouledogue français25,9219,62–34,26
Carlin16,2712,20–21,69
Basset hound10,705,86–19,53
Cocker anglais8,686,45–11,67

Regardez la composition du groupe de tête. Les trois premières races sont des chiens à face écrasée — les auteurs le soulignent eux-mêmes, en concluant que « les trois races ayant de loin les plus hautes probabilités représentent une conformation brachycéphale extrême ».

Le basset hound est le seul du quatuor de tête à ne pas être brachycéphale. Chez lui, ce n’est pas la face qui est en cause : c’est la peau. Ce qui ramène exactement aux trois mots du standard — sans exagération.

En pratique : écarter, nettoyer et surtout sécher les plis du museau, des babines et du cou, deux ou trois fois dans la semaine. Ce qui déclenche, c’est l’humidité qui stagne, pas la saleté visible.

Le dos, et le gène qui l’explique

C’est ici que se trouve le levier le plus concret dont vous disposiez, et presque personne ne le connaît.

Les pattes courtes du basset ne sont pas un simple caractère de sélection : elles proviennent de l’insertion du gène FGF4 dans son génome. Cette insertion s’est produite à deux endroits différents, et les conséquences ne sont pas les mêmes.

Celle du chromosome 18CDPA — raccourcit les membres, et s’arrête là. Celle du chromosome 12CDDY — raccourcit les membres et provoque une dégénérescence prématurée des disques intervertébraux, avec une calcification précoce et une prédisposition à la hernie discale.

Le basset hound figure explicitement parmi les races pour lesquelles ce test est proposé. Exigez le résultat des deux reproducteurs.

Quel que soit le résultat, trois habitudes protègent le rachis toute la vie :

  1. Une rampe ou un marchepied pour le canapé et le lit, installés dès l’arrivée du chiot, pendant que l’habitude se prend sans discussion.
  2. Le chien porté pour sortir du coffre, en le soutenant sous la poitrine et sous l’arrière-train à la fois.
  3. Le poids tenu. Trois kilos superflus sur un basset, ce sont trois kilos qui pèsent sur une colonne longue et basse, à chaque pas.

Les motifs d’exclusion

Ils sont quatre : l’agressivité, la peur, toute anomalie physique ou comportementale manifeste, et des testicules non descendus chez le mâle.

AffectionFréquenceDépistageSource
Otite externeLe risque le plus élevé de toutes les races étudiéesSur 905 554 chiens suivis en clientèle vétérinaire, le basset hound présente un risque d'otite externe 5,9 fois supérieur à celui d'un chien croisé, quand la prévalence annuelle toutes races confondues s'établit à 7,30 %. Un chien au-dessus du poids moyen de sa race voit ce risque multiplié par 1,45Contrôle hebdomadaire du pavillon, et après chaque sortie humide[4]
Dermatite des plis cutanésQuatrième race de toutes, et la seule sans face écraséeSur 905 553 chiens, le risque est 10,7 fois supérieur à celui d'un chien croisé. Les trois races qui le devancent — bulldog anglais, bouledogue français, carlin — sont toutes des chiens à face écrasée. Chez le basset, c'est bien l'excès de peau qui est en causeÉcarter, nettoyer et surtout sécher les plis deux à trois fois par semaine[5]
Hernie discale et gène FGF4Le gène CDDY abîme les disques, le CDPA nonDeux insertions du gène FGF4 raccourcissent les membres. Celle du chromosome 12, dite CDDY, y ajoute une dégénérescence prématurée des disques et un risque de hernie ; celle du chromosome 18, dite CDPA, raccourcit les pattes et rien d'autreTest ADN CDDY / CDPA sur les deux parents[6]
Thrombopathie du basset houndTransmission récessive, propre à la raceUne mutation du gène RASGRP2 empêche les plaquettes de s'agréger : saignements digestifs, saignements de nez, pétéchies sur la peau, et risque hémorragique lors d'une chirurgieTest ADN des deux parents, et bilan avant toute intervention programmée[7]
Déficit immunitaire combiné sévère lié à l'XSeuls les mâles sont atteints ; les femelles sont porteusesInfections cutanées, auriculaires, respiratoires et digestives qui résistent aux antibiotiques. L'issue est généralement fatale avant trois à quatre moisTest ADN de la mère avant toute saillie[7]
Glaucome primaireLes deux formes, à angle ouvert et à angle ferméDégénérescence progressive du nerf optique sous l'effet d'une pression intraoculaire très élevée. C'est une urgence : un œil rouge et douloureux se montre le jour mêmeExamen ophtalmologique des reproducteurs[7]

Entretien et hygiène

Le poil ne réclame rien. Tout le reste demande une routine — et cette routine est la vraie condition d’entrée dans cette race.

Le rendez-vous hebdomadaire

  • Les oreilles. On lève le pavillon, on regarde, on sent. Une odeur qui change est le premier signal, avant même la rougeur.
  • Les plis du museau, des babines et du cou : on écarte, on nettoie doucement, on sèche.
  • Les yeux : le standard veut une paupière ni retournée ni relâchée. Rougeur ou écoulement se montrent.

Le reste

  • Poil : une brosse en caoutchouc, hebdomadaire, et c’est tout.
  • Griffes : coupe mensuelle. Chez un chien aussi bas, deux millimètres de trop suffisent à fausser l’appui.
  • Dents : un brossage régulier, comme partout.
  • Bas des oreilles : elles balaient la gamelle et le sol. Beaucoup de propriétaires utilisent une gamelle haute et étroite, ou un « snood » à l’heure du repas — c’est un détail qui change le quotidien.
  • Après une sortie humide : oreilles, plis et bas des pattes séchés, sans exception.

Alimentation et ration

Les rations ci-dessous ne recopient aucune étiquette : elles sont calculées avec la formule des lignes directrices nutritionnelles européennes (FEDIAF, juillet 2024) — besoin quotidien en kcal = coefficient × poids en kg puissance 0,75. Le coefficient vaut 95 pour un chien calme ou stérilisé, 110 pour un chien actif. Les grammages supposent un aliment titrant 380 kcal aux 100 g : si le vôtre est plus riche ou plus pauvre, fiez-vous à la colonne des kilocalories et refaites la division.

Le poids, sujet numéro un de cette race

Sur la plupart des fiches de ce site, le poids est un paragraphe de bon sens. Ici, c’est une question de santé documentée, et pour trois raisons cumulées.

  1. Les oreilles. Nous l’avons vu : le surpoids multiplie par 1,45 le risque d’otite chez un chien qui détient déjà le record de toutes les races.
  2. Le dos. Une colonne longue portée par des membres courts n’a aucune marge.
  3. Le standard. Il reste muet sur le poids, et cette liberté est largement exploitée — alors qu’il réclame par ailleurs un chien « puissant, actif », doté d’une grande endurance.

Trois habitudes suffisent : peser la ration, compter les friandises dans le total — ce chien obtient tout ce qu’il veut avec son regard, et il le sait —, et peser le chien tous les mois en notant le chiffre. C’est la main qui tranche : les côtes doivent se deviner sous une épaisseur mince.

ProfilBesoin quotidienRationSource
20,2 kg — femelle légère, entretien905 kcal236–240 g[8]
20,2 kg — même chienne, sorties longues1048 kcal274–278 g[8]
22,9 kg — femelle adulte, entretien994 kcal260–264 g[8]
25,3 kg — mâle adulte, entretien1072 kcal280–284 g[8]
25,3 kg — même chien, sorties longues1241 kcal325–329 g[8]
27,7 kg — mâle de fort gabarit, entretien1147 kcal300–304 g[8]

Calcul : Besoin quotidien (kcal) = coefficient × poids(kg)^0,75. Rations exprimées pour une croquette à380 kcal/100 g —[8]. Vérifiez la densité indiquée sur votre sac : elle change le résultat.

Le chiot

Le document à réclamer par téléphone

Le résultat du test CDDY / CDPA, pour les deux parents. C’est le seul dépistage génétique vraiment actionnable sur la race, et un élevage qui le pratique vous en dit long sur sa manière de travailler.

Ce que vous regardez sur place, dans cet ordre

  1. Les yeux des adultes présents. Le standard les veut ni proéminents ni enfoncés. Une paupière basse qui s’écarte et découvre la muqueuse rouge n’indique pas un chien mieux typé : elle annonce des rendez-vous d’ophtalmologie.
  2. La peau. Lâche, oui — mais elle doit reprendre sa place. Des plis qui s’affaissent en permanence sur un chiot de huit semaines annoncent un adulte à problèmes.
  3. Les oreilles. Propres, sans odeur, chez les chiots comme chez la mère.
  4. La mère en mouvement. Faites-la marcher, faites-la trotter. « Puissant, actif, endurant » : c’est écrit dans son standard, et cela se vérifie en deux minutes.

La question à poser

« Vos chiens travaillent-ils, ou courent-ils ? » Aucune réponse n’est disqualifiante, mais un élevage qui fait bouger ses chiens produit rarement des sujets qui ne peuvent pas marcher.

Avant de signer

Depuis le décret du 18 juillet 2022, l’achat d’un chien impose la signature du certificat d’engagement et de connaissance. Il vous est remis par un professionnel titulaire de l’ACACED — éleveur, vétérinaire ou responsable de refuge — et le ministère de l’Agriculture pose une condition qui ne se négocie pas : « la cession de l’animal de compagnie ne peut intervenir moins de 7 jours après la délivrance du certificat ». Sept jours pleins, donc, entre votre signature et l’arrivée du chiot.

Servez-vous-en pour régler une question matérielle : par où ce chien entrera-t-il et sortira-t-il de chez vous, tous les jours, pendant douze ans ? Si la réponse comporte trois étages sans ascenseur, elle mérite d’être revue avant l’arrivée du chiot.

  1. 8–12 semaines

    Arrivée, et installation immédiate des deux gestes qui feront toute la différence : lever le pavillon des oreilles chaque soir, écarter et sécher les plis du museau.

  2. 2–5 mois

    Interdiction des escaliers et des sauts depuis le canapé. Rampe ou marchepied à installer maintenant, pendant que l'habitude se prend sans discussion.

  3. 5–12 mois

    Rappel travaillé sérieusement en longe. Un chien courant qui prend une voie n'entend plus rien : c'est l'apprentissage le plus utile de sa vie.

  4. 12–24 mois

    Poids adulte à fixer et à tenir. Sur cette race, chaque kilo superflu se paie deux fois — sur les disques et sur les oreilles.

Variantes de race

Le n° 163 ne connaît aucune variété : une fourchette de taille unique, un seul type de poil, et une palette de couleurs volontairement large.

Ce qui n’existe pas

  • Le « basset hound miniature ». La race a une fourchette de 33 à 38 cm et rien en dessous.
  • La robe « rare » facturée plus cher. Toute couleur de chien courant est admise : aucune n’a de valeur de rareté.
  • Le basset « à peau très lâche » présenté comme mieux typé. Le standard dit « sans exagération ». Un excès de peau n’est pas un supplément de type, c’est un écart.

La famille des bassets

Le mot « basset » désigne en français toute une famille de chiens courants bas sur pattes, largement française :

  • basset artésien-normand ;
  • basset bleu de Gascogne ;
  • basset fauve de Bretagne ;
  • basset griffon vendéen, en deux tailles ;
  • basset hound, le cousin britannique — et de loin le plus connu des cinq.

Ils partagent une silhouette et une fonction, pas un standard. Le basset hound s’en distingue par sa masse : c’est le plus lourd de tous.

À ne pas confondre

Le beagle appartient à la même section — chiens courants de petite taille — et lui aussi chasse le lièvre au nez. Mais il est plus haut sur pattes, plus léger, plus rapide, et bien plus répandu en France : 3 089 inscriptions en 2025 contre 703. Les deux races se ressemblent de loin ; elles ne demandent pas le même quotidien.

Prix et budget

Voici ce qu’il faut budgéter pour un chiot LOF dans un foyer français.

La ligne propre à cette race

Les soins des oreilles et des plis : aucune autre ligne du tableau ne varie autant d’un chien à l’autre. Deux bassets prennent des trajectoires très différentes :

  • un chien bien construit et tenu au poids, entretenu chaque semaine, coûte à peine plus qu’un autre chien de vingt-cinq kilos ;
  • un chien exagéré de peau, en surpoids et suivi trop tard cumule les consultations dermatologiques et otologiques, année après année.

L’écart entre les deux se joue pour partie au moment de l’achat — dans ce que vous acceptez ou refusez devant la portée — et pour partie dans la routine que vous tenez ensuite.

Le poste imprévisible

La chirurgie du rachis. Elle ne concerne pas tous les bassets, loin de là, mais son coût se compte en milliers d’euros. D’où l’insistance de cette fiche sur le test génétique des parents, la rampe et le poids : trois précautions dérisoires au regard de ce qu’elles préviennent.

La dépense qu’on ne rogne pas

L’assurance, souscrite tôt. Sur une race dont les deux points faibles — l’oreille et le dos — sont chroniques et récidivants, souscrire après le premier épisode revient presque toujours à laisser hors garantie le poste le plus lourd. C’est le seul cas de tout ce site où nous recommandons d’assurer avant même l’arrivée du chien.

Nous remettons cette page à jour dès qu’un travail vétérinaire nouveau paraît sur la race, et au rythme des bilans du Livre des origines. Un chiffre vous semble erroné ? Écrivez-nous : chaque rectification est horodatée, et l’état antérieur reste consultable.

PosteFourchettePériodicité
Chiot inscrit au LOF1 100 € – 1 800 €une fois
Identification, primo-vaccination, premier bilan180 € – 300 €une fois
Test CDDY / CDPA si les parents n'ont pas été testés60 € – 120 €une fois
Stérilisation ou castration320 € – 650 €une fois
Alimentation380 € – 620 €par an
Vaccins et visite annuelle110 € – 190 €par an
Antiparasitaires130 € – 240 €par an
Soins des oreilles et des plis180 € – 520 €par an
Assurance santé380 € – 780 €par an
Première année
2 840 € – 5 220 €
Les années suivantes
1 180 € – 2 350 €

Fourchettes indicatives, relevées sur le marché français : elles varient selon la région, l'élevage et le vétérinaire.

Questions fréquentes

Le basset hound est-il un chien paresseux ?

Non — et c'est son standard qui le dit le plus clairement. Dès la première ligne de l'aspect général, le texte officiel pose une exigence : ce chien « doit être puissant, actif et avoir une grande endurance ». Sa fonction l'explique. Le basset hound est un chien courant, classé « avec épreuve de travail », qui poursuit le lièvre « à une cadence relativement lente sur des distances extraordinaires ». Lent, oui. Endurant, absolument. Ce que cela donne aujourd'hui chez un chien de compagnie : quarante-cinq minutes à une heure de sortie quotidienne, avec beaucoup de temps de reniflage. Ce n'est pas un chien qu'on emmène courir, c'est un chien qu'on laisse explorer. L'image du basset avachi sur un coussin est en réalité le symptôme d'un problème, pas une caractéristique de race : un basset en surpoids, mal entretenu ou douloureux du dos bouge peu. Un basset au poids, sans douleur, marche une heure sans difficulté.

Pourquoi ses oreilles posent-elles autant de problèmes ?

Parce que la conformation que le standard décrit — des oreilles « attachées bas, juste en dessous de la ligne de l'œil », longues au point de dépasser l'extrémité du museau, papillotées et très souples — ferme hermétiquement le conduit auditif. Les chiffres donnent la mesure du problème, et ils sont sans équivalent. Sur une population de 905 554 chiens suivis en clientèle vétérinaire, le basset hound présente le plus fort risque d'otite externe de toutes les races étudiées : un odds ratio de 5,87 par rapport aux chiens croisés. Pour situer, la prévalence annuelle toutes races confondues s'établit à 7,30 %. Un second facteur mérite d'être connu, parce que c'est le seul sur lequel vous ayez prise : un chien qui dépasse le poids moyen de sa race et de son sexe voit son risque multiplié par 1,45. Autrement dit, sur cette race, tenir le poids n'est pas qu'une question d'articulations — c'est aussi ce qui réduit les otites. La routine tient en trois gestes : lever le pavillon une fois par semaine pour regarder et sentir, recommencer après chaque sortie humide, et considérer qu'une deuxième otite dans l'année appelle une recherche de cause plutôt qu'un nouveau traitement.

Ses plis sont-ils normaux, et jusqu'où ?

Le standard répond en trois mots, et ils sont trop peu cités : la peau doit être « lâche et élastique sans exagération ». Sur la tête, les plis apparaissent « lorsqu'on la tire vers l'avant » — c'est-à-dire qu'ils se révèlent, ils ne s'affaissent pas en permanence. La réalité mesurée montre où mène l'exagération. Une étude portant sur 905 553 chiens place le basset hound au quatrième rang de toutes les races pour la dermatite des plis cutanés, avec un odds ratio de 10,70 (IC 5,86–19,53). Les trois races qui le devancent — bulldog anglais, bouledogue français, carlin — sont toutes des chiens à face écrasée. Le basset est le seul du groupe de tête à ne pas l'être : chez lui, c'est bien l'excès de peau qui est en cause, et rien d'autre. La conclusion pratique est double. Pour l'acheteur : préférez un chien dont les yeux sont dégagés et dont la peau ne pend pas, ce qui est exactement ce que le standard demande. Pour le propriétaire : écartez, nettoyez et surtout séchez les plis du museau, des babines et du cou deux à trois fois par semaine. C'est l'humidité laissée en place qui déclenche, pas la saleté.

Que faut-il savoir sur son dos ?

Que ses pattes courtes viennent d'un gène, et qu'il en existe deux versions dont une seule abîme les disques. Le raccourcissement des membres, chez le basset comme chez le teckel ou le corgi, provient de l'insertion du gène FGF4 dans le génome. Cette insertion s'est produite à deux endroits distincts : - celle du chromosome 18, dite CDPA, raccourcit les pattes et rien d'autre ; - celle du chromosome 12, dite CDDY, raccourcit les pattes et provoque une dégénérescence prématurée des disques intervertébraux, avec une calcification précoce et un risque accru de hernie. Le basset hound figure explicitement parmi les races pour lesquelles ce test est proposé. Demandez donc les résultats des deux parents : c'est le dépistage le plus actionnable qui existe sur la race. Et quel que soit le résultat, trois habitudes protègent son rachis pour la vie : une rampe ou un marchepied plutôt qu'un saut de canapé, un chien porté pour sortir du coffre, et un poids tenu. Un basset qui pèse trois kilos de trop porte ces trois kilos sur une colonne déjà longue et déjà basse.

Est-ce un bon chien de famille ?

Oui, et le standard emploie les mots qui conviennent : « placide, jamais agressif ni craintif. Affectueux. » Trois qualificatifs qui décrivent exactement ce qu'on observe. À quoi il faut ajouter ce que le texte dit de son mode de fonctionnement : tenace, chassant au nez, doté de « l'instinct de la meute » et d'une « voix profonde et mélodieuse ». Traduit pour la vie de famille : - il ne s'énerve pas. Un chien de meute a été sélectionné pour cohabiter, et cela se voit avec les enfants comme avec les autres chiens ; - il est obstiné. « Tenace » est un compliment sur une voie, c'est un défi dans un salon. On travaille avec la nourriture et la répétition, jamais avec la contrainte ; - il donne de la voix. Cette voix profonde est un outil de travail, elle porte loin, et un voisinage proche mérite d'y penser avant l'achat ; - son nez commande. Un basset qui prend une piste n'entend plus rien. Le rappel se travaille très tôt et la longe reste utile longtemps.

Vient-il vraiment de France ?

En partie, et le standard raconte l'histoire en deux temps. Premier temps : « le Basset est réputé d'avoir été élevé en France par des moines pendant le Moyen Âge », pour la chasse en terrain dense — un chien bas sur pattes passe sous le couvert là où un chien haut doit contourner. Second temps : « la race a évolué à la perfection en Grande-Bretagne ». C'est là que le type a été fixé, et c'est pourquoi le pays d'origine officiellement enregistré par la Fédération cynologique internationale est la Grande-Bretagne, pas la France. Le mot « basset » reste français, et il désigne chez nous toute une famille de chiens courants bas sur pattes : basset artésien-normand, basset bleu de Gascogne, basset fauve de Bretagne, basset griffon vendéen. Le basset hound est leur cousin britannique, et de loin le plus connu des cinq.

Combien en naît-il en France ?

703 chiens inscrits au Livre des origines en 2025, contre 798 en 2024 : un repli de 12 %, plus marqué que celui de son groupe. Le groupe 6 — chiens courants et de recherche au sang — perd en effet 9 % sur la même période, de 12 894 à 11 720 inscriptions. C'est l'un des groupes qui reculent le plus vite en France, avec le groupe 5. Pour situer le basset hound parmi les chiens courants inscrits en France : - beagle : 3 089 ; - basset hound : 703 ; - gascon saintongeois : 664 ; - griffon bleu de Gascogne : 529. Il reste donc le deuxième chien courant du pays, loin derrière le beagle. Sept cents naissances annuelles laissent tout le loisir de comparer les élevages, de demander les tests et de refuser un chiot dont les parents ont les yeux noyés dans la peau. La race relève du Club du Basset Hound.

Sources

  1. [1]Standard FCI n° 163 — Basset Hound — Fédération Cynologique Internationale — 13 octobre 2010 — standard
  2. [2]Inscriptions des chiens de race au LOF en 2025, par groupe de race — Société Centrale Canine — janvier 2026 — registre généalogique officiel
  3. [3]Le basset hound — fiche de race et club affilié — Société Centrale Canine — organisme canin officiel
  4. [4]Frequency and predisposing factors for canine otitis externa in the UK — a primary veterinary care epidemiological view — Canine Medicine and Genetics — Pegram C. et coll. — 2021 — étude académique
  5. [5]Ironing out the wrinkles and folds in the epidemiology of skin fold dermatitis in dog breeds in the UK — Scientific Reports — O'Neill D. G., Rowe D., Brodbelt D. C., Pegram C., Hendricks A. — 2022 — étude académique
  6. [6]Chondrodystrophy (CDDY and IVDD) and Chondrodysplasia (CDPA) — Veterinary Genetics Laboratory, University of California, Davis — laboratoire universitaire
  7. [7]Genetic Testing and Diseases — affections héréditaires du basset hound — Basset Hound Club of America — club de race officiel
  8. [8]Nutritional Guidelines for Complete and Complementary Pet Food for Cats and Dogs — FEDIAF — European Pet Food — juillet 2024 — référentiel nutritionnel européen
  9. [9]Certificat d'engagement et de connaissance (loi du 30 novembre 2021, décret du 18 juillet 2022) — Ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire — texte officiel

Transparence éditoriale

Yanis M.

Fondateur de Canisfera · auteur

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Sarah Decellas

ASV · relecture du 2 septembre 2026

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