
Bichon havanais
Le standard le décrit en une phrase qui donne envie de le rencontrer : « affectueux, d'un naturel joyeux, aimable, charmeur, enjoué et même **un peu bouffon** ». Il ajoute qu'il est « **exceptionnellement éveillé** », qu'il apprend vite et qu'il aime les enfants. Ce petit chien de 23 à 27 cm est aussi, en 2025, **le seul bichon dont les naissances augmentent en France** — de 17 % en un an, quand son groupe entier recule. Et son nom repose sur une confusion que le texte officiel prend le soin de corriger.
Au programme : le standard FCI n° 250 et l'interdiction qu'il pose à tous les toiletteurs, la vraie origine de la race — qui n'est pas La Havane —, ce qu'un test génétique disponible aujourd'hui dit du lien entre ses pattes courtes et son dos, les chiffres publiés sur sa cataracte et l'âge auquel elle apparaît, les 1 259 inscriptions au LOF en 2025, l'entretien réel d'un poil de 12 à 18 cm, les rations calculées et le budget.
Écrit par Yanis M.Relu par Sarah Decellas, ASVMis à jour le 2 septembre 202614 min de lecture
Coup de cœur— le compteur de lecteurs arrive prochainementL'essentiel
Pour qui ?
Un foyer où il y a du monde
Joyeux, démonstratif, très attaché. Il apprend vite et supporte mal les longues journées seul.
Combien d'activité ?
Trois quarts d'heure à une heure
De la marche et du jeu. Sa taille ne le rend pas paresseux : c'est un petit chien vif.
Quoi surveiller ?
Les yeux, à partir de trois ans
Sa cataracte apparaît vers 3 à 5 ans, bien après l'âge du chiot. Un examen oculaire par an.
Tableau d'identité
| Critère | Mâle | Femelle | Source |
|---|---|---|---|
| Espérance de vie | 13–15 ans | ||
| Prix d'un chiot | 1 200–1 900 € | ||
| Activité quotidienne | 45 min à 1 h | ||
| Pays d’origine | Cuba | [1] | |
| Fonction historique | Chien d'agrément et de compagnie | [1] | |
| Type de poil | Très long — 12 à 18 cm chez l'adulte —, doux, plat ou ondulé, sous-poil laineux peu développé | [1] | |
| Tempérament selon le standard | Exceptionnellement éveillé, affectueux, joyeux, aimable, charmeur, un peu bouffon | ||
| Taille au garrot | 23–27 cmTolérance de 21 à 29 cm ; au-delà, la taille est éliminatoire. | 23–27 cmLe standard donne une seule fourchette pour les deux sexes. | [1] |
| Poids | 4,5–7,5 kgLe standard ne chiffre aucun poids. | 4–7 kgLe standard ne chiffre aucun poids. | |
| couleurs | Fauve dans ses nuances, noir, brun havane, couleur tabac, brun rougeâtre ; blanc pur rare ; taches et marques fauves admises | [1] | |
| Groupe FCI | 9 · section 1 | [1] | |
Standard FCI n° 250, publié le 31 octobre 2016 — relevé le 2 septembre 2026.Consulter le standard
Origines et histoire
Commençons par défaire une idée reçue, parce que le standard s’en charge lui-même dès son deuxième paragraphe.
Le nom vient d’une couleur, pas d’une ville
La race n’est pas née à La Havane. Le texte officiel situe son origine dans la région méditerranéenne occidentale, le long des côtes espagnoles et italiennes, et attribue son arrivée à Cuba à des capitaines italiens.
D’où vient alors le nom ? De la robe. La couleur dominante de ces chiens était le havane — un brun-roux couleur tabac —, et c’est cette teinte qui a fait naître la légende d’une race originaire de la capitale cubaine. Le standard emploie explicitement le mot « légende ».
Cuba reste néanmoins le pays d’origine officiellement enregistré, et à juste titre : c’est là que la race a pris sa forme définitive.
Le passage étroit
Puis vient une phrase que le texte ne développe pas et qui pèse pourtant sur toute la race aujourd’hui : les anciennes lignées cubaines ont totalement disparu. Quelques descendants seulement ont survécu, aux États-Unis, après avoir quitté l’île clandestinement.
Tout le bichon havanais moderne descend de ce petit groupe de rescapés. C’est un goulot d’étranglement génétique, énoncé par l’institution qui définit la race — et c’est pourquoi la question des lignées mérite d’être posée sérieusement au moment de l’achat.
Sa place en France : la seule courbe qui monte
1 259 chiens inscrits au Livre des origines en 2025. Ils étaient 1 076 douze mois plus tôt : plus 17 %.
Ce chiffre serait banal si tout le reste montait aussi. Or c’est l’inverse.
| Race du groupe 9 | 2024 | 2025 | Évolution |
|---|---|---|---|
| Bichon havanais | 1 076 | 1 259 | +17 % |
| Caniche | 1 373 | 1 429 | +4 % |
| Coton de Tuléar | 1 395 | 1 401 | +0,4 % |
| Bichon à poil frisé | 1 044 | 939 | −10 % |
| Shih tzu | 2 439 | 2 096 | −14 % |
| Bichon maltais | 805 | 681 | −15 % |
| Groupe 9 complet | 25 134 | 23 454 | −7 % |
Le havanais est le seul bichon dont les naissances progressent nettement, dans un groupe qui perd sept pour cent en un an. Il vient par ailleurs de passer devant le bichon à poil frisé et devrait dépasser le coton de Tuléar l’an prochain si la tendance se maintient.
Cette progression est une bonne nouvelle pour la race et un motif de vigilance pour l’acheteur : une demande qui monte plus vite que l’offre attire toujours des élevages improvisés. En France, c’est le Club des bichons et petits chiens lions qui en a la charge auprès de la Société Centrale Canine.
Morphologie et particularités physiques
Voici la formule retenue par la FCI : « petit chien vigoureux, bas sur pattes, au poil long, abondant, doux et de préférence ondulé », aux allures vives et élastiques.
Ce que le texte chiffre
| Valeur au standard | |
|---|---|
| Hauteur au garrot | 23 à 27 cm |
| Tolérance | 21 à 29 cm |
| Poids | aucun chiffre |
| Rapport corps / hauteur au garrot | 4/3 |
| Rapport tête / tronc | 3/7 |
Deux remarques. D’abord, une seule fourchette pour les deux sexes : le texte ne distingue pas mâles et femelles, ce qui est rare. Ensuite, cette taille est un critère dur — au-delà des bornes de tolérance, dans un sens comme dans l’autre, le chien est écarté de la race. Une annonce qui vante un « mini havanais » de 19 cm ne vous propose donc pas une variété, mais un chien non conforme.
Le rapport 4/3 mérite qu’on s’y arrête : ce chien est nettement plus long que haut. Nous verrons dans la section santé pourquoi cette proportion, agréable à regarder, n’est pas neutre pour son dos.
La tête
- Crâne : plat à très peu bombé, large, arrondi à l’arrière et presque carré sur les côtés.
- Museau : il s’amincit progressivement vers la truffe et le standard exige qu’il ne soit « ni en sifflet, ni tronqué ». Ni pointu comme un bec, ni écrasé. C’est une phrase de santé autant que d’esthétique.
- Yeux : assez grands, en amande, brun foncé, avec un pourtour brun foncé à noir.
- Oreilles : implantées assez haut, tombant le long des joues avec un pli discret qui les soulève légèrement, couvertes de longues franges.
- Dents : articulé en ciseaux, denture complète recherchée ; l’absence des PM1 et des M3 est tolérée.
Le poil, et l’interdiction que personne ne connaît
Voici la particularité qui distingue cette race de tous les autres bichons.
Le poil est décrit comme très long — 12 à 18 cm chez l’adulte —, doux, plat ou ondulé, pouvant former des mèches bouclées, avec un sous-poil laineux peu développé. Jusque-là, rien que de très classique.
Puis le standard ajoute ceci :
« Tout toilettage, toute égalisation de la longueur des poils aux ciseaux et toute épilation sont interdites. »
Trois tolérances, et trois seulement : le nettoyage des poils aux pieds, un léger raccourcissement des poils du front, une taille des poils du museau. Un poil « inadéquat ou toiletté » figure parmi les défauts graves.
Mesurons ce que cela implique. Le bichon à poil frisé se sculpte, le caniche se tond selon des coupes codifiées, le shih tzu se raccourcit sans difficulté. Le havanais, lui, se porte tel qu’il pousse. Ce standard décrit un chien qu’on brosse, pas un chien qu’on coupe.
Rien ne vous interdit, en tant que propriétaire, de faire tondre votre chien pour vous simplifier la vie — et beaucoup le font. Mais si vous achetez cette race pour sa fourrure, autant savoir dès maintenant ce que la fourrure demande.
La robe
Les couleurs admises : le fauve dans ses différentes nuances, avec de légères charbonnures tolérées, le noir, le brun havane, la couleur tabac et le brun rougeâtre. Les taches et marques fauves sont acceptées. Le blanc pur existe mais reste rare.
Les motifs d’exclusion
Sont écartés de la race : les chiens agressifs ou peureux, ceux qui présentent des anomalies évidentes, la truffe ladrée (dépigmentée), les prognathismes, l’ectropion et l’entropion, la dépigmentation du bord des paupières, et la taille hors normes.
Retenez la place faite aux paupières : deux malformations oculaires figurent parmi les motifs d’exclusion, ce qui est une manière très concrète de protéger les yeux de la race.

Comportement et caractère
Rarement un texte officiel se montre aussi généreux qu’ici. Il ouvre sur « exceptionnellement éveillé », précise que le chien s’éduque facilement comme chien d’alarme, puis enchaîne les adjectifs : « affectueux, d’un naturel joyeux, aimable, charmeur, enjoué et même un peu bouffon ». Il ajoute qu’il aime les enfants.
Un texte officiel qui emploie le mot « bouffon » est suffisamment rare pour qu’on s’y arrête.
Ce que « exceptionnellement éveillé » veut dire au quotidien
Trois conséquences, dont deux agréables et une à anticiper.
- Il apprend vite, et il aime apprendre. C’est un excellent élève, pour les bases comme pour les exercices d’agilité adaptés à sa taille. Les séances courtes et enjouées lui conviennent parfaitement.
- Il observe tout. Il repère vos habitudes, il anticipe les départs, il comprend les routines. Un chien qui vous devine est un plaisir à vivre, à condition de ne pas lui apprendre par inadvertance des choses que vous ne vouliez pas.
- Il signale. Le standard le décrit comme facile à dresser en chien d’alarme, ce qui est une manière élégante de dire qu’il aboie volontiers à ce qui bouge. C’est gérable, et cela se travaille tôt.
Le point à ne pas négliger
Il supporte mal la solitude. Ce n’est pas un défaut de la race : c’est le revers exact de ce qui la rend attachante. Un chien sélectionné depuis des siècles pour tenir compagnie n’a jamais été fait pour les journées de dix heures dans un appartement vide.
Si votre foyer est vide toute la journée cinq jours par semaine, ce chien n’est pas le bon choix — et il vaut mieux le lire ici que le découvrir en rentrant.
Vie sociale : autres chiens, autres animaux, enfants
Avec les autres chiens. Sociable et joueur, sans complexe de taille — ce qui est justement le point à surveiller. Un havanais de cinq kilos qui provoque un chien de trente ne mesure pas le rapport de force. Les rencontres se choisissent, au moins jusqu’à sa première bougie.
Avec les autres animaux. Aucun élément de son passé ne l’oriente vers la chasse ou la poursuite. La cohabitation avec un chat, un lapin ou des oiseaux se passe généralement bien lorsqu’elle commence tôt.
Avec les enfants. Le standard l’affirme et l’expérience le confirme : c’est l’un des meilleurs petits chiens de famille. Une seule règle vraiment importante, et elle protège le chien plutôt que l’enfant :
On le caresse au sol. On ne le porte pas.
Les accidents chez les chiens de cette taille surviennent presque toujours de la même façon — un enfant qui porte le chien et le laisse échapper, ou une chute depuis un canapé. Cinq kilos et des membres courts encaissent mal une chute d’un mètre.
Environnement idéal
C’est l’un des rares chiens dont on peut dire qu’il s’adapte à presque tout, à une condition près.
Ce qui lui convient :
- l’appartement, sans réserve : sa taille, son besoin d’exercice modéré et son attachement aux gens en font un excellent chien de ville ;
- un foyer occupé, où il y a du passage, du bruit et de la présence ;
- des sols non glissants dans les zones de jeu, parce qu’un dérapage sur du carrelage est exactement le geste qui abîme une rotule ;
- un climat tempéré. Son poil le protège correctement du froid modéré, mais il souffre de la chaleur comme tous les chiens à fourrure longue.
Ce qui ne lui convient pas :
- les journées entières seul, point sur lequel il n’y a pas d’arrangement ;
- les sauts répétés depuis les canapés et les lits — voir la section santé sur son dos ;
- un foyer qui n’a pas dix minutes par jour à consacrer à la brosse.
Activité physique et sorties
Comptez trois quarts d’heure à soixante minutes quotidiennes, réparties en deux ou trois sorties. Sa petite taille ne fait pas de lui un chien paresseux : le standard parle d’allures « vives et élastiques » et d’une démarche « légère », et le chien qui va avec est un chien qui bouge.
Ce qui lui va bien
- La marche urbaine, qu’il adore : il aime voir du monde autant que se dépenser.
- Les jeux de rapport et les exercices courts, où sa vivacité s’exprime.
- L’agilité adaptée aux petits chiens, avec des obstacles bas — mais pas avant la fin de la croissance.
- Les jeux de recherche à la maison, précieux les jours de pluie chez un chien qui déteste s’ennuyer.
Ce qu’il faut modérer
- Les sauts en hauteur et les descentes de canapé à répétition, chez un chien long et bas.
- Les escaliers en série pendant la croissance.
- Les sorties aux heures chaudes en été, sous une fourrure de quinze centimètres.
- La course de fond : il suivra, parce qu’il est volontaire, bien au-delà de ce que sa taille permet.
Santé et prédispositions
Cette race n’a pas de maladie spectaculaire, et c’est déjà une information. Elle a en revanche deux points précis à connaître, dont l’un se teste dès aujourd’hui et l’autre se surveille toute la vie.
Ce que son standard protège
Commençons par le positif, parce qu’il est réel et qu’il tient au texte lui-même.
- Le museau doit être « ni en sifflet, ni tronqué » : le standard refuse à la fois le museau pointu et le museau écrasé. Cette race n’est donc pas engagée sur la pente des faces courtes, et elle en tire un avantage respiratoire considérable.
- L’ectropion, l’entropion et la dépigmentation du bord des paupières valent au chien d’être écarté de la race.
- La taille hors normes exclut également, ce qui ferme la porte aux dérives de miniaturisation qui abîment tant d’autres petites races.
Un standard qui écarte trois anomalies morphologiques sur les yeux et la taille fait, en pratique, du travail de santé publique canine.
Ses pattes courtes et son dos : le test à demander
Voici l’information la plus actionnable de cette fiche, et elle est très peu connue des acheteurs.
Les membres courts de nombreuses petites races viennent de l’insertion d’un même gène, FGF4, à deux endroits distincts du génome. Les deux insertions raccourcissent les pattes. Elles n’ont pas du tout les mêmes conséquences.
| Emplacement | Effet sur les membres | Effet sur les disques | |
|---|---|---|---|
| CDPA | Chromosome 18 | Membres courts | Aucun |
| CDDY | Chromosome 12 | Membres courts | Dégénérescence prématurée des disques |
Le laboratoire universitaire américain qui commercialise ce test range le bichon havanais parmi les races concernées. La forme CDDY provoque une calcification anormale et précoce du noyau des disques, sur l’ensemble de la colonne et dès le jeune âge, et prédispose à la hernie discale de type I.
La conséquence est directe : demandez le résultat CDDY / CDPA des deux parents, pas d’un seul. Un test qui coûte quelques dizaines d’euros vous renseigne sur le dos de votre chien pour les quinze ans qui viennent. Peu de races offrent un levier aussi net.
La cataracte, et pourquoi elle se surveille après trois ans
Une étude publiée en 2023, consacrée spécifiquement à cette race, donne les chiffres qui manquaient.
- Prévalence : environ 5 % en Norvège sur des examens oculaires officiels, 11,57 % en Amérique du Nord.
- Âge moyen d’apparition : 4,8 ans tous types confondus, et 3,0 ans pour la forme polaire postérieure.
- Transmission : probablement dominante pour cette forme polaire postérieure.
- Génétique : deux régions identifiées, sur les chromosomes 20 et 21.
Ces chiffres disent une chose que tout acheteur devrait comprendre : cette cataracte n’est pas visible chez le chiot. Elle apparaît vers trois à cinq ans, c’est-à-dire longtemps après la vente — et bien souvent après que le chien a déjà été utilisé en reproduction.
Les chercheurs ont bien localisé les régions du génome en cause, mais leur travail ne débouche pas encore sur un test ADN : ils proposent un séquençage complémentaire. En attendant, un seul outil fonctionne, et il est simple : l’examen oculaire annuel chez un ophtalmologiste vétérinaire, chez l’adulte comme chez le jeune.
La rotule
Une étude portant sur 210 824 chiens suivis en clientèle vétérinaire donne une prévalence générale de la luxation de la rotule de 1,30 %, avec un écart considérable selon la taille : spitz nain 6,5 fois plus de risques, chihuahua 5,9, yorkshire terrier 5,5. Le havanais appartient à la même famille de gabarit, sans que la race soit isolée dans cette étude.
Le signe à connaître ne trompe pas : un chien qui, en trottant, porte brusquement une patte arrière pendant deux ou trois foulées puis repart normalement. Ce n’est pas une pierre dans le coussinet ; cela se montre.
Ce que dit son histoire
Nous l’avons vu plus haut : les anciennes lignées cubaines ont disparu et la race a été reconstruite à partir de quelques rescapés. Cela n’a rien d’un scandale — plusieurs races prestigieuses ont connu le même sort — mais cela justifie deux réflexes : lire le pedigree sur trois générations, et demander à l’éleveur d’où viennent ses reproducteurs.
| Affection | Fréquence | Dépistage | Source |
|---|---|---|---|
| Cataracte héréditaire | 5 % en Norvège, 11,6 % en Amérique du NordÂge moyen d'apparition : 4,8 ans tous types confondus, 3,0 ans pour la forme polaire postérieure, dont la transmission semble dominante | Examen oculaire annuel chez un vétérinaire ophtalmologiste, à poursuivre après l'âge de trois ans | [4] |
| Pattes courtes et disques intervertébraux | La race figure parmi celles concernées par le test CDDY / CDPA.Deux insertions du gène FGF4 raccourcissent les membres ; celle du chromosome 12 — CDDY — provoque en plus une dégénérescence prématurée des disques et prédispose à la hernie discale | Test ADN CDDY / CDPA sur les deux parents : c'est le dépistage le plus utile disponible sur la race | [5] |
| Luxation de la rotule | 5 à 6 fois plus de risque chez les petites racesLa prévalence relevée sur 210 824 chiens est de 1,30 % toutes races confondues. Spitz nain, chihuahua et yorkshire multiplient ce risque par 5,5 à 6,5 ; le havanais appartient à la même famille de gabarit | Palpation des grassets à chaque visite annuelle, et surveillance d'une patte arrière portée quelques foulées | [6] |
| Distichiasis | 14,5 % des havanais, sur 1 156 chiens dépistés en NorvègeDes cils surnuméraires poussent sur le bord libre de la paupière et frottent la cornée. 86,9 % des cas relevés restent légers et sans gêne, mais l'héritabilité est élevée : c'est un défaut sur lequel la sélection a prise | Certificat ophtalmologique officiel des deux parents | [7] |
| Shunt porto-systémique congénital | Les signes apparaissent avant 6 mois chez la plupart des chiots atteintsUn vaisseau anormal court-circuite le foie : le sang venu de l'intestin passe dans la circulation sans avoir été filtré. Retard de croissance, abattement et désorientation après les repas en sont les signes d'appel | Dosage des acides biliaires avant et après le repas | [8] |
| Maladie de Legg-Calvé-Perthes | Boiterie d'un postérieur entre 5 et 12 moisLa tête du fémur se nécrose faute d'irrigation, puis s'effondre. La cuisse fond, la douleur s'installe, et le traitement est le plus souvent chirurgical | Radiographie de la hanche devant toute boiterie qui dure chez le chiot | [9] |
Entretien et hygiène
Le poil est le vrai poste d’entretien de cette race, et il vaut mieux savoir précisément à quoi s’attendre.
Le brossage, tous les jours
Cinq à dix minutes, mèche par mèche, jusqu’à la peau. C’est la précision qui compte : un brossage qui lisse la surface donne un chien qui a l’air impeccable et dont le sous-poil s’emmêle en silence.
La méthode : on soulève une mèche, on brosse dessous, on descend, on repasse au peigne métallique pour vérifier. Les zones qui se nouent en premier sont toujours les mêmes — derrière les oreilles, sous les aisselles, à l’arrière des cuisses, entre les doigts.
Le paradoxe du chien qui perd peu ses poils
Le sous-poil laineux est peu développé, et la race perd effectivement peu de poils dans la maison. Beaucoup d’acheteurs en concluent qu’elle demande peu d’entretien.
C’est exactement l’inverse. Les poils morts ne tombent pas : ils restent dans la fourrure, et c’est précisément là que naissent les nœuds. Perdre peu ses poils ne veut pas dire s’entretenir seul.
Le reste
- Bain : toutes les trois à six semaines, avec démêlage pendant le séchage et séchage complet. Un poil long laissé humide se feutre.
- Yeux : nettoyage doux des coins et des poils du contour, en surveillant rougeurs et écoulements.
- Oreilles : tombantes et frangées, donc peu ventilées. Contrôle hebdomadaire.
- Dents : le brossage régulier n’est pas une option chez un petit chien. C’est le poste où l’on gagne le plus d’années de confort.
- Griffes : toutes les trois à quatre semaines. Un chien de ville les use peu.
- Pieds : le standard tolère qu’on nettoie les poils entre les coussinets, et c’est utile.
La période difficile
Entre 6 et 12 mois, le poil de chiot cède la place au poil d’adulte, et les deux textures cohabitent. C’est le moment où les nœuds se forment le plus vite, et où beaucoup de propriétaires abandonnent et font tondre. Tenir bon pendant ces six mois évite d’avoir à recommencer.
Alimentation et ration
Les rations ci-dessous ne recopient aucune étiquette : elles sont calculées avec la formule des lignes directrices nutritionnelles européennes (FEDIAF, juillet 2024) — besoin quotidien en kcal = coefficient × poids en kg puissance 0,75. Le coefficient vaut 95 pour un chien calme ou stérilisé, 110 pour un chien actif. Les grammages supposent un aliment titrant 380 kcal aux 100 g : si le vôtre est plus riche ou plus pauvre, fiez-vous à la colonne des kilocalories et refaites la division.
Trois précisions propres aux petits gabarits
- Pesez la ration. Sur un chien de cinq kilos, quinze grammes d’écart représentent près de 20 % du repas. Le verre doseur ne suffit pas : une petite balance de cuisine se trouve pour une dizaine d’euros et vous suit pendant quinze ans.
- Comptez les friandises dans le total. Une seule friandise de taille moyenne peut représenter le dixième de la ration quotidienne. Elles se prélèvent sur la portion, elles ne s’y ajoutent pas.
- Surveillez le poids en centaines de grammes. Un havanais qui prend cinq cents grammes a pris 10 % de sa masse. La bascule mensuelle est plus parlante ici que sur n’importe quel grand chien.
Ce poids compte doublement chez lui : chaque gramme superflu pèse sur les rotules et sur une colonne déjà plus longue que haute.
| Profil | Besoin quotidien | Ration | Source |
|---|---|---|---|
| 4 kg — petite femelle, entretien | 269 kcal | 69–73 g | [10] |
| 5 kg — adulte au gabarit courant | 318 kcal | 82–86 g | [10] |
| 5 kg — même chien, journées actives | 368 kcal | 95–99 g | [10] |
| 6 kg — adulte un peu plus charpenté | 364 kcal | 94–98 g | [10] |
| 6 kg — même chien, journées actives | 422 kcal | 109–113 g | [10] |
| 7 kg — mâle de fort gabarit, entretien | 409 kcal | 106–110 g | [10] |
Calcul : Besoin quotidien (kcal) = coefficient × poids(kg)^0,75. Rations exprimées pour une croquette à380 kcal/100 g —[10]. Vérifiez la densité indiquée sur votre sac : elle change le résultat.
Le chiot
Les quatre points à regarder pendant la visite
- La mère, présente et détendue. Sa réaction à votre arrivée vaut tous les discours : le standard écarte de la race la peur autant que l’agressivité.
- Le lieu de vie, à l’intérieur de la maison plutôt qu’au fond d’un bâtiment. Cette race se construit dans le contact humain, et cela commence avant huit semaines.
- Les yeux de tous les chiens présents : limpidité, absence de rougeur, paupières bien ourlées.
- Le poil des adultes. Il vous montre à quoi ressemblera le vôtre, et à quel travail vous vous engagez.
Les questions à poser
- Avez-vous les résultats CDDY / CDPA des deux parents ? Elle sépare l’élevage informé de l’élevage simplement chaleureux.
- Quand les parents ont-ils été examinés par un ophtalmologiste, et à quel âge ? Un examen fait à un an ne dit rien d’une cataracte qui apparaît à quatre.
- D’où viennent vos reproducteurs ? Vu l’histoire de la race, la question des lignées et des apports extérieurs est parfaitement légitime.
- Combien de portées par an, et sur combien de chiennes ? Sur une race dont les naissances ont bondi de 17 % en un an, la réponse vous dit beaucoup.
Avant de signer
Depuis le décret du 18 juillet 2022, l’achat d’un chien impose la signature du certificat d’engagement et de connaissance. Il vous est remis par un professionnel titulaire de l’ACACED — éleveur, vétérinaire ou responsable de refuge — et le ministère de l’Agriculture pose une condition qui ne se négocie pas : « la cession de l’animal de compagnie ne peut intervenir moins de 7 jours après la délivrance du certificat ». Sept jours pleins, donc, entre votre signature et l’arrivée du chiot.
Profitez-en pour trancher une question très concrète : qui brossera ce chien, et quel jour ? Dix minutes quotidiennes pendant quinze ans, cela se décide une fois, au début.
- 8–12 semaines
Arrivée, et première habitude à prendre : la brosse tous les jours, deux minutes, avant même que le poil ne s'emmêle. Un chiot qui accepte le peigne vous évite quinze ans de conflits.
- 2–5 mois
Socialisation intensive. Sa vivacité en fait un excellent élève : profitez-en pour poser les bases plutôt que pour lui apprendre des tours.
- 6–12 mois
Mue du poil de chiot vers le poil d'adulte. C'est la période où les nœuds se forment le plus vite : brossage quotidien, sans exception.
- 12–36 mois
Premier examen oculaire de référence, puis contrôle annuel. La cataracte de la race apparaît en moyenne bien après le premier anniversaire.
Variantes de race
Une seule race sous le n° 250, sans la moindre déclinaison officielle. Les robes énumérées plus haut sont des couleurs d’un même chien, et la fourchette de taille vaut pour les mâles comme pour les femelles.
Ce qui n’existe pas
- Le « mini havanais » ou « havanais toy ». La taille hors normes exclut le chien de la race. Un chiot annoncé à 19 cm adulte n’est pas une variété rare : c’est un chien non conforme, souvent plus fragile.
- Le « havanais à poil court ». Le standard exige un poil de 12 à 18 cm. Un poil court signale autre chose qu’un havanais.
- Le « havanais merle ». Ce patron de robe est absent de la liste officielle des couleurs.
Les bichons entre eux
| Bichon havanais | Bichon maltais | Coton de Tuléar | |
|---|---|---|---|
| Standard FCI | n° 250 | n° 65 | n° 283 |
| Origine | Cuba | Bassin méditerranéen | Madagascar |
| Robe | Fauve, noir, havane, tabac | Blanc | Blanc dominant |
| Ciseaux autorisés ? | Non | Non | Non |
| Inscriptions au LOF en 2025 | 1 259 | 681 | 1 401 |
Trois cousins de la même section, trois trajectoires françaises différentes. Le havanais se distingue par sa palette de couleurs — les deux autres sont des chiens blancs — et par sa dynamique : il est le seul des trois à progresser franchement.
Prix et budget
Ce qui suit donne des ordres de grandeur, pour un chien inscrit au LOF menant une vie ordinaire en France.
Le poste que personne n’anticipe
Ni la gamelle, ni les visites vétérinaires : le poil. Deux scénarios, et ils n’ont pas le même coût.
- Vous brossez vous-même, dix minutes par jour. Le budget se limite au matériel, à quelques bains professionnels dans l’année et à un démêlant correct.
- Vous confiez l’entretien à un toiletteur, toutes les six à huit semaines. Comptez alors le haut de la fourchette annuelle, et davantage si le chien arrive avec des nœuds installés — le démêlage se facture au temps passé.
Le calcul mérite d’être fait avant l’achat plutôt qu’au premier rendez-vous.
Les postes à ne pas rogner
- L’examen oculaire annuel. Soixante à cent trente euros par an, sur une race dont la cataracte se déclare vers trois à cinq ans. C’est le meilleur rapport information / dépense de toute cette fiche.
- Le test génétique des parents, à demander à l’éleveur : il ne vous coûte rien puisqu’il incombe à l’élevage, mais il conditionne tout le reste.
Ce que la petite taille vous fait gagner
Alimentation modeste, antiparasitaires au tarif le plus bas, actes vétérinaires moins chargés qu’un grand chien, cotisation d’assurance parmi les plus faibles du marché. Sur une vie de quinze ans, l’écart avec un chien de trente kilos se compte en milliers d’euros — et c’est un argument rarement mis sur la table.
Cette fiche évolue au fil des publications vétérinaires consacrées à la race et des statistiques annuelles du Livre des origines. Un chiffre vous paraît faux ? Écrivez-nous : la correction est horodatée et l’ancienne version reste consultable.
| Poste | Fourchette | Périodicité |
|---|---|---|
| Chiot inscrit au LOF | 1 200 € – 1 900 € | une fois |
| Identification, primo-vaccination, premier bilan | 170 € – 280 € | une fois |
| Matériel de brossage et de démêlage | 60 € – 140 € | une fois |
| Stérilisation ou castration | 250 € – 500 € | une fois |
| Alimentation | 200 € – 380 € | par an |
| Vaccins et visite annuelle | 100 € – 180 € | par an |
| Antiparasitaires, dosage petit chien | 70 € – 130 € | par an |
| Toilettage professionnel | 180 € – 520 € | par an |
| Examen oculaire annuel | 60 € – 130 € | par an |
| Assurance santé | 300 € – 650 € | par an |
- Première année
- 2 590 € – 4 810 €
- Les années suivantes
- 910 € – 1 990 €
Fourchettes indicatives, relevées sur le marché français : elles varient selon la région, l'élevage et le vétérinaire.
Questions fréquentes
Le bichon havanais vient-il vraiment de La Havane ?
Non, et le standard prend la peine de le corriger. La race est originaire de la région méditerranéenne occidentale et s'est développée le long des côtes espagnoles et italiennes ; des capitaines italiens l'auraient amenée très tôt à Cuba. C'est la couleur dominante de ces chiens — le havane, un brun-roux couleur tabac — qui a fait naître la légende d'une race née à La Havane. Le pays d'origine officiellement enregistré reste Cuba, mais l'histoire réelle est méditerranéenne. Le standard raconte aussi la suite, et elle est plus dure : les anciennes lignées cubaines ont totalement disparu, et la race d'aujourd'hui descend de quelques chiens sortis de l'île clandestinement, dont les descendants ont survécu aux États-Unis. Tout le bichon havanais moderne tient dans ce passage étroit.
Peut-on le tondre ou le faire couper aux ciseaux ?
Le standard l'interdit, dans des termes qui ne laissent aucune marge : « Tout toilettage, toute égalisation de la longueur des poils aux ciseaux et toute épilation sont interdites. » Trois tolérances seulement : le nettoyage des poils aux pieds, un léger raccourcissement des poils du front, et une taille des poils du museau. Un poil « inadéquat ou toiletté » figure d'ailleurs parmi les défauts graves. Comprenez bien la portée de cette règle : elle vaut pour le chien présenté en exposition et pour le chien de reproduction. Rien dans la loi ne vous empêche de faire tondre votre compagnon si vous préférez, et beaucoup de propriétaires le font. Mais si vous achetez ce chien pour son poil et que vous le faites raccourcir chaque trimestre, autant le savoir avant : ce standard décrit un chien qu'on brosse, pas un chien qu'on coupe.
Quel entretien demande vraiment son poil ?
Le standard décrit un poil « très long (12-18 cm chez un chien adulte) », doux, plat ou ondulé, pouvant former des mèches bouclées, avec un sous-poil laineux peu développé. Concrètement : - brossage quotidien, cinq à dix minutes, mèche par mèche jusqu'à la peau — un brossage qui ne fait que lisser la surface laisse les nœuds se former dessous ; - peigne métallique en finition, pour vérifier que la brosse est bien passée partout ; - zones à risque : derrière les oreilles, sous les aisselles, à l'arrière des cuisses et entre les doigts ; - bain toutes les trois à six semaines, avec séchage complet et démêlage pendant le séchage ; - période critique entre 6 et 12 mois, quand le poil de chiot cède la place au poil adulte. Le sous-poil peu développé explique qu'il perde peu de poils dans la maison. Cela ne veut pas dire moins d'entretien : cela veut dire que les poils morts restent dans la fourrure au lieu de tomber, et c'est précisément ce qui fabrique les nœuds.
Quel est le test de santé le plus utile avant d'acheter ?
Le test CDDY / CDPA, sans hésitation, et peu d'acheteurs le connaissent. Voici pourquoi il compte. Les pattes courtes de nombreuses petites races viennent de l'insertion d'un gène, FGF4, à deux endroits différents du génome. L'insertion du chromosome 18 (CDPA) raccourcit seulement les membres : elle est sans conséquence pour le dos. Celle du chromosome 12 (CDDY) raccourcit les membres et provoque une dégénérescence prématurée des disques intervertébraux, avec une calcification qui touche tous les disques dès le jeune âge et prédispose à la hernie discale. Le bichon havanais figure parmi les races concernées par ce test. Demandez donc les résultats des deux parents, et non d'un seul : c'est aujourd'hui l'information la plus actionnable qui existe sur la santé de cette race.
Quels problèmes oculaires faut-il connaître ?
La cataracte est le point de vigilance documenté de la race. Une étude publiée en 2023 relève une prévalence d'environ 5 % en Norvège sur des examens oculaires officiels, et de 11,57 % en Amérique du Nord. Le chiffre qui change tout est l'âge : la cataracte apparaît en moyenne à 4,8 ans, et à 3,0 ans pour la forme polaire postérieure, dont la transmission semble dominante. Autrement dit, elle se déclare bien après l'achat du chiot, et souvent après que le chien a déjà été reproduit. Les chercheurs ont identifié deux régions du génome associées à cette forme, sur les chromosomes 20 et 21, mais aucun test ADN n'en découle pour l'instant. La conséquence pratique est simple : sur cette race, l'examen oculaire annuel garde toute sa valeur, y compris — surtout — chez les chiens adultes.
Convient-il à une famille avec enfants ?
Oui, et le standard le dit explicitement : il aime les enfants. Le portrait qu'il en dresse va dans le même sens — « affectueux, d'un naturel joyeux, aimable, charmeur, enjoué et même un peu bouffon ». Trois points pratiques à connaître quand même. Sa taille : 23 à 27 cm et cinq kilos, c'est un chien qu'un enfant peut blesser en tombant dessus ou en le laissant échapper d'un canapé — la règle « on le caresse au sol, on ne le porte pas » règle 90 % du problème. Sa vivacité : ce n'est pas un chien de coussin, il joue, il court et il demande du monde. Sa sensibilité à la solitude : très attaché, il supporte mal les journées entières seul, et un foyer animé lui convient mieux qu'un appartement vide de 8 h à 19 h.
Combien de bichons havanais en France, et pourquoi cette hausse ?
1 259 chiens inscrits au Livre des origines en 2025, contre 1 076 en 2024 : une progression de 17 % en un an. Ce chiffre mérite d'être remis dans son contexte, parce qu'il est isolé. Le groupe 9 — chiens d'agrément et de compagnie — recule de près de 7 % sur la même période, de 25 134 à 23 454 inscriptions. Et parmi les autres bichons, le maltais perd 15 % (805 → 681), le bichon à poil frisé 10 % (1 044 → 939), le coton de Tuléar stagne (1 395 → 1 401). Le havanais est donc le seul de la famille à monter, et il monte fort. Une race qui progresse aussi vite attire mécaniquement des élevages opportunistes : c'est le moment d'être exigeant sur la visite, sur la présence de la mère et sur les tests des parents. La race relève en France du Club des bichons et petits chiens lions.
Sources
- [1]Standard FCI n° 250 — Bichon Havanais — Fédération Cynologique Internationale — 31 octobre 2016 — standard
- [2]Inscriptions des chiens de race au LOF en 2025, par groupe de race — Société Centrale Canine — janvier 2026 — registre généalogique officiel
- [3]Le bichon havanais — fiche de race et club affilié — Société Centrale Canine — organisme canin officiel
- [4]Cataracts in Havanese: genome wide association study reveals two loci associated with posterior polar cataract — Canine Medicine and Genetics — Bellamy K. K. L., Lingaas F. — 2023 — étude académique
- [5]Chondrodystrophy (CDDY and IVDD) and Chondrodysplasia (CDPA) — Veterinary Genetics Laboratory, University of California, Davis — laboratoire universitaire
- [6]The epidemiology of patellar luxation in dogs attending primary-care veterinary practices in England — Canine Genetics and Epidemiology — O'Neill D. G., Meeson R. L., Sheridan A., Church D. B., Brodbelt D. C. — juin 2016 — étude académique
- [7]Heritability of distichiasis in Havanese dogs in Norway — Canine Medicine and Genetics — Bellamy K. K. L., Lingaas F., Madsen P. — 2021 — étude académique
- [8]Ten inherited disorders in purebred dogs by functional breed groupings — Canine Genetics and Epidemiology — Oberbauer A. M. et coll. — 2015 — étude académique
- [9]Hereditary and Genetic Health Issues — affections héréditaires du bichon havanais — Havanese Club of America — club de race officiel
- [10]Nutritional Guidelines for Complete and Complementary Pet Food for Cats and Dogs — FEDIAF — European Pet Food — juillet 2024 — référentiel nutritionnel européen
- [11]Certificat d'engagement et de connaissance (loi du 30 novembre 2021, décret du 18 juillet 2022) — Ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire — texte officiel
Transparence éditoriale
Yanis M.
Fondateur de Canisfera · auteur
À propos de Yanis →Sarah Decellas
ASV · relecture du 2 septembre 2026
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