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Épagneul breton adulte, debout, de profil

Épagneul breton

C'est le chien d'arrêt français le plus répandu, et son standard le dit lui-même : « actuellement, numériquement, première race de chiens d'arrêt français ». Il tient dans un carré, pèse une quinzaine de kilos, s'adapte à peu près partout et travaille sur tout gibier. Le club qui l'a fondé en 1908 portait un nom qui disait déjà l'essentiel : Club de l'Épagneul Breton à courte queue naturelle. Cette queue courte, justement, mérite qu'on s'y arrête — c'est un gène, pas un coup de ciseaux, et ce gène a une conséquence que peu d'acheteurs connaissent.

Au programme : le standard FCI n° 95, ce que recouvre le gène de la queue courte et pourquoi deux chiens anoures ne se marient pas, ce que dit exactement la loi française sur la coupe de la queue, les affections propres à la race, la différence avec le setter anglais, les rations calculées et le budget.

Écrit par Yanis M.Relu par Sarah Decellas, ASVMis à jour le 31 août 202614 min de lecture

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Poids adulte14–20 kg (indicatif)
Espérance de vie12 à 14 ans (indicatif)
Prix d'un chiot700–1 200 € (indicatif)
Budget annuel1 090–2 150 €

L'essentiel

Pour qui ?

Un foyer qui bouge, pas forcément un chasseur

Le plus polyvalent des chiens d'arrêt, et le plus facile à manier. Il demande du temps dehors, pas une spécialité.

Combien d'activité ?

Une heure et demie à deux heures

Il travaille près de son maître plutôt que loin devant : c'est ce qui le rend gérable pour un non-chasseur.

Quoi surveiller ?

La queue, avant même la santé

Le gène de la queue courte est dominant et létal en double exemplaire. Une question à poser à l'éleveur sur les deux parents.

Tableau d'identité

CritèreMâleFemelleSource
Espérance de vie12–14 ans
Prix d'un chiot700–1 200 €
Activité quotidienne1 h 30 à 2 h
Pays d’origineFrance, centre de la Bretagne[1]
Fonction historiqueChien d'arrêt polyvalent, sur tout gibier et en tout terrain[1]
Type de poilFin, plat ou légèrement ondulé, franges modérées aux membres et aux oreilles[1]
Tempérament selon le standardSociable, équilibré, expression intelligente et attentive, passionné précocement
Taille au garrot48–51 cmIdéalement 49 à 50 cm. Hors de ces bornes, le chien est éliminé.47–50 cmIdéalement 48 à 49 cm. Hors de ces bornes, la chienne est éliminée.[1]
Poids15–20 kgLe standard ne chiffre aucun poids : il raisonne en silhouette inscrite dans un carré.14–18 kgLe standard ne chiffre aucun poids : il raisonne en silhouette inscrite dans un carré.
Groupe FCI7 · section 1[1]

Standard FCI n° 95, publié le 5 mai 2003 — relevé le 31 août 2026.Consulter le standard

Origines et histoire

Il y a des races dont l’origine se discute. Celle-ci non. Le standard FCI la situe sans détour : « originaire de France, plus précisément du centre de la Bretagne », et ajoute qu’il s’agit « probablement l’un des plus vieux chiens de type épagneul ».

1908, Loudéac, un nom qui dit tout

Le premier standard de la race est adopté le 7 juin 1908 à Loudéac, dans les Côtes-d’Armor. L’association qui le rédige s’appelle le Club de l’Épagneul Breton à courte queue naturelle.

Prenez une seconde sur cette formule. Les fondateurs n’ont pas mis dans leur raison sociale la robe, l’aptitude à l’arrêt ou la région : ils y ont mis une queue. Parce qu’à l’époque, c’est ce qui distinguait leurs chiens de tous les autres épagneuls de chasse, et parce qu’ils voulaient qu’on sache que cette queue-là n’avait pas été coupée.

Un vieux chien, une race récente

L’écart entre les deux est plus grand qu’on ne croit. Le type existait depuis longtemps dans les fermes bretonnes ; la race, elle, est un travail du XXᵉ siècle. Le standard le formule ainsi : elle a été « améliorée dès le début du XXᵉ siècle par divers croisements et sélections ».

Ce qui a été recherché pendant ces décennies tient en un mot, et c’est le mot qui revient partout dans le texte officiel : la polyvalence. Un chien capable de travailler « sur tout gibier et en tout terrain », avec une taille assez compacte pour vivre dans une ferme et assez robuste pour tenir la journée.

La première race française de chiens d’arrêt

Ce n’est pas une formule commerciale, c’est la phrase du standard lui-même : « actuellement, numériquement, première race de chiens d’arrêt français ».

Les chiffres du Livre des origines français le confirment un siècle plus tard. En 2025 :

  • épagneul breton : 3 793 inscriptions — deuxième race du groupe 7, toutes origines confondues, derrière le seul setter anglais, qui est britannique ;
  • premier poursuivant : le petit épagneul de Münster, à 1 823, soit moins de la moitié ;
  • premier des braques français : le braque français type Pyrénées, à 623 ;
  • premier des braques toutes origines : le braque allemand à poil court, à 1 287.

Autrement dit : parmi les races d’arrêt nées en France, l’épagneul breton pèse à lui seul davantage que toutes les autres réunies.

Morphologie et particularités physiques

Le standard résume la silhouette de la race par une image géométrique : le chien s’inscrit dans un carré. La longueur du corps, mesurée de la pointe de l’épaule à la pointe de la fesse, égale la hauteur au garrot.

Les mesures officielles

Hauteur au garrotTaille idéale
Mâle48 à 51 cm49 à 50 cm
Femelle47 à 50 cm48 à 49 cm

Ces bornes sont strictes : au-delà ou en deçà, le chien est éliminé. Le standard ne donne en revanche aucun poids, ce qui est cohérent avec sa logique de silhouette. On observe couramment 14 à 18 kg chez la femelle et 15 à 20 kg chez le mâle.

Cette taille fait de lui le plus petit des chiens d’arrêt courants, et c’est un argument pratique considérable : il tient dans un coffre de citadine, il ne renverse personne, et il se manipule d’une main chez le vétérinaire.

La queue, encore

Le texte officiel prévoit trois cas de figure, ce qui est très inhabituel :

  • une queue de longueur normale, attachée haut, portée horizontalement ou légèrement tombante — c’est le cas le plus fréquent ;
  • un chien brachyoure, né avec une queue naturellement écourtée ;
  • un chien anoure, né sans queue.

Le standard mentionne aussi la longueur idéale d’une queue coupée — 3 à 6 cm, jamais plus de 10 — parce que la pratique reste légale dans certains pays, dont la France. Nous y revenons dans la partie consacrée au cadre légal.

Les oreilles, une pièce à connaître

Elles sont attachées haut, triangulaires, assez larges et plutôt courtes : tirées vers l’avant, l’extrémité du pavillon atteint tout juste le stop. Elles sont partiellement couvertes de poils ondulés, surtout dans la partie haute, l’extrémité restant à poil ras.

Retenez cette description : elle explique à elle seule le principal poste de soin de la race.

La robe

Trois combinaisons sont admises, toujours sur fond blanc :

  • blanc et orange ;
  • blanc et noir ;
  • blanc et marron.

La répartition peut être panachée, pie ou rouannée — c’est-à-dire mêlée de poils blancs et colorés. Des marques fauve sont possibles. En revanche, une tache blanche sur l’oreille ou un œil placé dans une zone blanche figurent parmi les défauts éliminatoires.

Un détail qui surprend : les ergots

Chez plusieurs races françaises, l’ergot est exigé — c’est le cas du beauceron, dont les doubles ergots sont un caractère de race. Ici, c’est l’inverse : la présence d’ergots figure noir sur blanc dans la liste des défauts éliminatoires du standard. Regardez les postérieurs du chiot avant de signer.

Comportement et caractère

Sur ce chapitre, le texte officiel se montre inhabituellement généreux :

« Chien s’adaptant à tout milieu, sociable, à l’expression intelligente et attentive, équilibré mentalement. Chien d’arrêt polyvalent, sur tout gibier et en tout terrain, passionné précocement. »

Quatre appréciations favorables enchaînées, sans réserve ni nuance. Dans un texte FCI, c’est un signal.

Ce que « s’adaptant à tout milieu » veut dire au quotidien

C’est la formule qui explique pourquoi cette race a débordé du monde de la chasse. Un épagneul breton supporte le changement de contexte : la voiture, la maison de vacances, le gîte, le camping, le bureau, la belle-famille. Il n’est pas de ces chiens qui se dérèglent quand la routine bouge.

« Passionné précocement » : la clé de son éducation

Le standard insiste sur ses aptitudes remarquables au dressage, et c’est vérifié sur le terrain : c’est le plus maniable des chiens d’arrêt. La raison tient à sa façon de travailler. Là où un setter anglais quête loin devant et prend ses décisions à cinquante mètres, le breton reste en contact : il jette un œil, il revient, il repart. Cette tendance naturelle à travailler avec son maître plutôt qu’à côté de lui est ce qui rend son rappel plus facile à obtenir.

Trois conséquences concrètes :

  • le rappel se met en place tôt et il tient, à condition d’être travaillé pendant les six premiers mois ;
  • il supporte mal la brutalité : c’est un chien sensible, qui se ferme si on force ;
  • la répétition l’ennuie : trois répétitions bien faites valent mieux que vingt.

Son point faible

Il n’y en a qu’un vrai, mais il compte : il déteste être seul. Ce chien s’attache vite et fort, et l’attachement a un revers. Des journées entières de solitude produisent chez lui des aboiements, du grattage de porte et une anxiété qui s’installe. On ne le range pas au fond du jardin pour venir le saluer le soir.

Vie sociale : autres chiens, autres animaux, enfants

Avec les autres chiens

Excellente entente, et ce n’est pas un hasard : il a été sélectionné pour chasser en présence d’autres chiens, parfois à plusieurs sur le même terrain. Un chien mal socialisé reste un chien mal socialisé, mais le terrain de départ est ici particulièrement favorable.

Avec les autres animaux

Comme tout chien d’arrêt, sa réaction naturelle devant une plume est de s’immobiliser, pas de foncer. Cela le rend en général compatible avec un chat de la maison. Deux réserves :

  • la basse-cour demande une habituation progressive et surveillée — un chien d’arrêt qui bloque devant des poules peut y passer sa journée, et une poule affolée déclenche parfois autre chose que de l’arrêt ;
  • les rongeurs et les lapins en liberté dans la maison ne sont pas une bonne idée, sa polyvalence de chasse allant au-delà du gibier à plumes.

Avec les enfants

C’est probablement la race d’arrêt la plus adaptée à une famille, pour trois raisons cumulées :

  1. un taille modérée — une quinzaine de kilos, moins de 51 cm — qui ne met personne à terre ;
  2. un tempérament décrit comme équilibré par le standard, sans agressivité ni méfiance ;
  3. une envie de participer qui le rend disponible pour les jeux, les balades et le désordre général d’une maison avec enfants.

La contrepartie est toujours la même : il faut lui donner ses deux heures dehors. Un chien satisfait est un chien facile ; un chien frustré grimpe sur les canapés et mordille les manches.

Environnement idéal

Il vit à peu près partout — c’est écrit dans son standard — mais « partout » ne veut pas dire « n’importe comment ».

Ce qui marche

  • Une maison avec un extérieur clos, en zone rurale ou périurbaine, avec des chemins accessibles à pied ;
  • une famille présente, ou au moins un foyer où il n’est pas seul toute la journée ;
  • un maître qui sort par tous les temps : c’est un chien breton, l’humidité ne l’impressionne pas.

Ce qui coince

  • Les longues absences quotidiennes, qui sont son vrai facteur de risque comportemental ;
  • une vie exclusivement urbaine sans accès régulier à un espace où il peut courir libre ;
  • un jardin ouvert : il n’est pas particulièrement fugueur, mais un chien d’arrêt qui trouve une piste ne compte plus les mètres.

Et l’appartement ?

Contrairement au setter anglais, sa taille ne l’interdit pas — quinze kilos calmes à la maison, ça tient. Mais nous ne lui accordons pas le filtre « appartement », et pour une raison précise : la variable limitante n’est ni sa taille ni son calme, c’est le temps de présence de son maître. Un chien aussi attaché, enfermé huit heures d’affilée dans 45 m², ne va pas bien — même si ses promenades sont excellentes.

Activité physique et sorties

Comptez une heure et demie à deux heures par jour. C’est moins qu’un setter anglais, davantage qu’un chien de compagnie classique.

Comment répartir

  • Une sortie longue quotidienne d’au moins une heure, en terrain varié, avec de la liberté ou de la longe ;
  • une sortie plus courte, utilitaire, matin ou soir ;
  • du travail de nez deux à trois fois par semaine : c’est ce qui le fatigue le mieux et le moins cher — cacher des friandises dans les herbes hautes vaut une demi-heure de course ;
  • une grande sortie hebdomadaire, deux à trois heures, en forêt ou en bord de rivière. Il adore l’eau.

Les activités qui lui vont

  • La recherche utilitaire et le mantrailing, où sa maniabilité fait merveille ;
  • l’agility, que sa taille et sa vivacité servent parfaitement, une fois la croissance terminée ;
  • le cavage — la recherche de truffes — pour lequel il est régulièrement employé dans le Sud-Ouest ;
  • la chasse, évidemment, sur bécasse, faisan, perdrix, caille ou lapin selon les régions.

La croissance

Un épagneul breton finit sa croissance vers 12 à 15 mois, plus tôt qu’un grand chien d’arrêt. Jusque-là :

  • pas de sauts d’obstacle ni de descente d’escalier répétée ;
  • pas de course imposée à allure constante ;
  • des sorties libres, où il alterne de lui-même le trot, le galop et l’arrêt.

Santé et prédispositions

La race est globalement solide, et son taille modérée la préserve d’une partie des problèmes des grands chiens d’arrêt. Trois points méritent cependant d’être connus avant l’achat, et le premier ne concerne pas la santé de votre chien mais celle de sa portée.

Le gène de la queue courte, et pourquoi il faut en parler

La queue naturellement courte de la race est produite par une variante du gène T, référencée c.189C>G. Elle se transmet sur le mode dominant : une seule copie suffit à raccourcir la queue, chez le mâle comme chez la femelle.

Le problème est ailleurs. Deux copies sont mortelles avant la naissance. Un chiot qui reçoit la variante de son père et de sa mère meurt in utero dans la quasi-totalité des cas, et les très rares survivants présentent des malformations incompatibles avec la vie : atrésie ano-rectale et anomalies vertébrales.

Conséquence pratique, mesurée : accoupler deux chiens à queue courte naturelle ampute la portée d’environ un quart.

Ce que cela veut dire pour vous, acheteur :

  • un test ADN existe, il coûte quelques dizaines d’euros, et il ne se fait qu’une fois par reproducteur ;
  • un éleveur qui vous répond précisément sur ce point maîtrise sa génétique ; un éleveur qui découvre la question devant vous mérite quelques vérifications supplémentaires ;
  • et rappelez-vous que la plupart des chiots de la race naissent avec une queue normale. Une queue courte n’est ni un gage de qualité, ni un défaut.

Les hanches

Le programme officiel britannique BVA/Kennel Club a examiné 281 chiens de la race sur quinze ans. Il en ressort une médiane de 13, une moyenne de 15,1, et des résultats s’échelonnant de 4 à 63 sur une échelle qui va de 0 à 106.

Un mot d’honnêteté sur ce chiffre : il est légèrement moins bon que celui du setter anglais (médiane de 12), alors que le breton est nettement plus petit. On aurait pu s’attendre à l’inverse. L’effectif reste modeste — 281 chiens contre 1 277 — donc la valeur est moins stable, mais elle ne permet pas de considérer la race comme dispensée de dépistage. Réclamez les résultats des deux parents.

Deux maladies héréditaires décrites dans la race

Elles sont rares. Elles ont en commun d’avoir été identifiées et décrites chez l’épagneul breton, au point que la race sert de modèle d’étude en médecine humaine.

Le déficit héréditaire en C3 concerne le troisième composant du complément, une protéine du système immunitaire. La cause exacte est connue depuis 1998 : la délétion d’une seule cytosine dans le gène, qui décale la lecture et interrompt la fabrication de la protéine. Un chien atteint enchaîne les infections bactériennes et développe une atteinte rénale particulière, la glomérulonéphrite membrano-proliférative. À évoquer devant un jeune chien qui multiplie les infections sans explication.

L’amyotrophie spinale héréditaire est une maladie du motoneurone, à transmission autosomique dominante, qui provoque une faiblesse et une fonte musculaire progressives. Elle a fait de la race un modèle d’étude des maladies humaines du motoneurone, en raison de la ressemblance des lésions observées. Toute faiblesse persistante des postérieurs chez un jeune chien justifie un examen neurologique.

Les oreilles, le vrai poste du quotidien

Relisez la description du standard : oreille attachée haut, courte, garnie de poils ondulés dans sa partie supérieure. Cette configuration ferme le conduit et retient l’humidité. Ajoutez un chien qui traverse des ronces, des fossés et des mares, et vous obtenez le motif de consultation le plus fréquent de la race.

Rien de génétique là-dedans, et donc rien d’inéluctable : le contrôle systématique après chaque sortie règle la plus grande partie du problème.

Les points du standard qui éliminent

Trois d’entre eux se vérifient à l’œil nu et valent la peine d’être connus avant l’achat, parce qu’ils empêcheront la confirmation :

  • une taille hors bornes en fin de croissance ;
  • la présence d’ergots ;
  • un prognathisme ou l’absence de deux dents contiguës (PM2 et PM3 notamment).
AffectionFréquenceDépistageSource
Gène de la queue courte (NBT)Variante c.189C>G du gène T, à transmission dominanteDeux copies sont mortelles avant la naissance, ce qui réduit la portée d'environ un quartTest ADN « natural bobtail » sur les deux reproducteurs avant tout accouplement[4]
Dysplasie de la hancheScore médian de 13 sur 281 chiens radiographiésMoyenne de 15,1 sur quinze ans de lectures officielles, valeurs relevées de 4 à 63Radiographie officielle des hanches après 12 mois, sur le père et la mère[5]
Déficit héréditaire en C3Délétion décrite dans la raceUne cytosine manque dans le gène du troisième composant du complément. Elle expose aux infections bactériennes à répétition et à une atteinte rénale de type glomérulonéphrite membrano-proliférativeTest ADN C3 disponible ; à évoquer devant des infections répétées chez un jeune chien[6]
Amyotrophie spinale héréditaireMaladie du motoneurone à transmission dominanteDécrite dans la race, elle sert de modèle d'étude aux maladies humaines équivalentes. Faiblesse et fonte musculaire progressivesExamen neurologique devant toute faiblesse des postérieurs chez un jeune chien[7]
Otites externesUne oreille courte et poilue, sur un chien de terrainLe standard la décrit attachée haut, triangulaire et garnie de poils ondulés dans sa partie supérieure : le conduit reste humide après le travail en végétationContrôle et séchage après chaque sortie, nettoyage hebdomadaire[1]

Cadre légal : la coupe de la queue en France

Voici le terrain sur lequel la plupart des acheteurs se trompent, et qui concerne cette race plus que toute autre.

Ce que dit la loi

Le texte de référence s’appelle la Convention européenne sur la protection des animaux de compagnie, ratifiée par la France avec la loi du 8 juillet 2003. Son article 10 pose un principe simple : les interventions chirurgicales sans finalité curative sont interdites, à commencer par la coupe des oreilles et celle de la queue.

Mais la France a utilisé la faculté de réserve que prévoit l’article 21 du même texte. Résultat, et c’est la situation actuelle :

  • la coupe des oreilles (otectomie) à des fins non médicales est interdite ;
  • la coupe de la queue (caudectomie) à des fins non médicales reste légale.

La question a été reposée au Parlement en février 2026, une question écrite demandant précisément le retrait de cette réserve. La France reste, sur ce point, une exception parmi ses voisins européens.

Ce que ça change pour vous

Concrètement, si vous achetez un chiot de cette race :

  • vous pouvez rencontrer des chiots à queue coupée, à queue naturellement courte, ou à queue longue, et les trois sont réguliers ;
  • une queue courte ne vous dit pas si elle est naturelle ou chirurgicale : seule la réponse de l’éleveur, et le cas échéant le test ADN des parents, le disent ;
  • le standard FCI continue de décrire la longueur idéale d’une queue coupée — 3 à 6 cm, sans dépasser 10 — parce qu’il s’applique à des pays où la pratique subsiste.

Notre position

Ce site ne va pas faire semblant d’être neutre là-dessus. La queue d’un chien sert à sa communication avec ses congénères et à son équilibre. Cette race n’a pas besoin qu’on lui coupe quoi que ce soit : quand la queue courte est souhaitée, la génétique la fournit déjà, et c’est même son caractère fondateur. Si l’éleveur que vous consultez coupe les queues de ses portées, demandez-lui pourquoi. La réponse vous renseignera.

Entretien et hygiène

Bonne nouvelle : c’est l’un des chiens d’arrêt les moins exigeants sur ce plan.

Le poil

Le standard décrit un poil fin, plat ou légèrement ondulé, avec des franges modérées aux membres et aux oreilles — sans commune mesure avec celles d’un setter. En pratique :

  • un brossage par semaine suffit hors période de mue, deux ou trois pendant ;
  • aucun toilettage professionnel n’est nécessaire : pas de tonte, pas de coupe, pas d’épilation ;
  • un simple peigne fin sur les franges des oreilles et de l’arrière-train évite les nœuds ;
  • deux à trois bains par an au maximum, avec un shampooing doux.

Les oreilles : le rituel non négociable

C’est ici que se joue la santé de la race au quotidien. Après chaque sortie en végétation :

  • soulevez le pavillon et regardez l’intérieur ;
  • séchez avec une compresse si le chien a traversé de l’eau ou de la végétation humide ;
  • vérifiez l’entrée du conduit, où se logent les graines et les épillets.

À cela s’ajoute, une fois par semaine, un passage au nettoyant auriculaire. Un chien qui secoue la tête, se gratte l’oreille ou penche le crâne d’un côté n’attend pas la semaine prochaine.

Le reste du corps

Après le terrain, faites glisser la main sur l’ensemble du chien : entre les doigts, sous les aisselles, à l’aine, sous la queue. Les épillets et les tiques se trouvent là. Vérifiez aussi les yeux, qu’une graine peut atteindre.

Chez un chien qui sort peu, les griffes se raccourcissent une fois par mois environ ; les dents, elles, se brossent deux ou trois fois dans la semaine.

Alimentation et ration

Les rations ci-dessous ne recopient aucune étiquette : elles sont calculées avec la formule des lignes directrices nutritionnelles européennes (FEDIAF, juillet 2024) — besoin quotidien en kcal = coefficient × poids en kg puissance 0,75. Le coefficient vaut 95 pour un chien calme ou stérilisé, 110 pour un chien actif. Les grammages supposent un aliment titrant 380 kcal aux 100 g : si le vôtre est plus riche ou plus pauvre, fiez-vous à la colonne des kilocalories et refaites la division.

La particularité de la race

Un épagneul breton prend du poids facilement dès qu’on le sous-emploie. C’est un chien construit pour dépenser, et sa dépense chute brutalement à la fermeture de la chasse ou en hiver quand les sorties raccourcissent. Deux repères :

  • jugez son état avec la main plutôt qu’avec les yeux : sous une fine épaisseur, la trame des côtes doit se deviner sans pression ;
  • gardez la même quantité toute l’année et vous obtiendrez un chien mince en octobre et rond en mars. Ajustez plutôt par paliers de 10 %.

Le rythme des repas

Deux gamelles par jour pour un adulte, trois pour un chiot de moins de six mois. Après une journée de terrain, laissez-le redescendre en température avant de servir, et donnez d’abord de l’eau.

Chez le chiot

La croissance dure 12 à 15 mois. On utilise un aliment junior de gabarit moyen, on pèse chaque ration, et on garde en tête que la vitesse de croissance compte plus que le poids final : un chiot poussé grandit vite et charge ses articulations pour rien.

ProfilBesoin quotidienRationSource
14,2 kg — femelle légère, rythme calme695 kcal181–185 g[10]
14,2 kg — même chienne, sorties longues805 kcal210–214 g[10]
15,8 kg — femelle de taille courante, entretien753 kcal196–200 g[10]
16,8 kg — mâle stérilisé, hors saison788 kcal205–209 g[10]
17,8 kg — mâle de taille courante, entretien823 kcal215–219 g[10]
17,8 kg — même chien, journées de chasse953 kcal249–253 g[10]
19,2 kg — grand mâle en pleine saison1009 kcal264–268 g[10]

Calcul : Besoin quotidien (kcal) = coefficient × poids(kg)^0,75. Rations exprimées pour une croquette à380 kcal/100 g —[10]. Vérifiez la densité indiquée sur votre sac : elle change le résultat.

Le chiot

Les questions à poser à l’éleveur

Dans cet ordre :

  1. Quelle est la longueur de queue des deux parents, et sont-ils testés NBT ? C’est la question qui vous apprendra le plus sur le sérieux de l’élevage.
  2. Les hanches des deux parents ont-elles été radiographiées, et quels résultats ?
  3. Coupez-vous les queues de vos portées ? Quelle que soit la réponse, elle vous renseigne.
  4. Les parents travaillent-ils — chasse, field trial, exposition, sport canin ?

Les premières semaines

  • Le chiot part de son élevage à huit semaines révolues ;
  • la socialisation est prioritaire jusqu’à seize semaines environ : gens, sols, bruits, congénères, voitures ;
  • l’habituation à la solitude se travaille dès le premier jour, par tranches très courtes qu’on allonge progressivement. Chez une race aussi attachée, c’est l’apprentissage qu’on regrette de ne pas avoir fait.

Le rappel, pendant qu’il est facile

Entre trois et six mois, un chiot de cette race ne demande qu’à revenir vers vous. C’est la fenêtre à exploiter. Le rappel installé à cet âge résiste bien mieux à l’arrivée du gibier vers dix ou douze mois. Récompense forte, jamais de rappel pour gronder, jamais de rappel qu’on ne peut pas faire respecter.

Avant de signer

Depuis le décret du 18 juillet 2022, l’achat d’un chien impose la signature du certificat d’engagement et de connaissance. Il vous est remis par un professionnel titulaire de l’ACACED — éleveur, vétérinaire ou responsable de refuge — et le ministère de l’Agriculture pose une condition qui ne se négocie pas : « la cession de l’animal de compagnie ne peut intervenir moins de 7 jours après la délivrance du certificat ». Sept jours pleins, donc, entre votre signature et l’arrivée du chiot.

Servez-vous de cette semaine : c’est le moment de relire les résultats de dépistage et de reposer les questions auxquelles on vous a répondu vite.

  1. 2–3 mois

    Demandez à voir la queue des deux parents et le résultat du test NBT. C'est la question qui distingue un éleveur qui maîtrise sa génétique d'un éleveur qui la subit.

  2. 3–6 mois

    Il s'attache vite et fort. Profitez-en pour installer le rappel : chez cette race, il se prend tôt et il tient.

  3. 7–12 mois

    Premières découvertes du terrain. Herbes hautes, eau, bois, gibier d'élevage si vous chassez — sans jamais forcer l'arrêt, qui vient seul.

  4. 13–18 mois

    Croissance terminée. Radiographie officielle des hanches, mesure au garrot, puis confirmation.

Variantes de race

La FCI reconnaît un seul épagneul breton, sous le standard n° 95. Aucune variété officielle, ni de taille, ni de robe, ni de poil.

Ce qui circule quand même

Deux appellations reviennent chez les éleveurs et les chasseurs, et aucune n’a de valeur réglementaire :

  • « breton américain » ou American Brittany : des lignées développées aux États-Unis, en moyenne un peu plus grandes et plus rapides, sélectionnées pour les concours nord-américains. Certains registres américains les traitent séparément ; la FCI, non.
  • « breton de travail » / « breton d’exposition » : la même distinction d’orientation d’élevage qu’on retrouve dans toutes les races de chasse. Elle est ici moins marquée que chez le setter anglais, la race ayant conservé un usage de chasse majoritaire.

Les autres épagneuls continentaux français

Le groupe 7 en compte plusieurs, tous distincts et tous confidentiels à côté de lui. Inscriptions au LOF en 2025 :

  • épagneul français : 236 ;
  • épagneul picard : 168 ;
  • épagneul bleu de Picardie : 84 ;
  • épagneul de Saint-Usuge : 58 ;
  • épagneul de Pont-Audemer : 8.

Ces chiffres méritent d’être connus : plusieurs de ces races françaises sont aujourd’hui dans une situation démographique préoccupante, quand l’épagneul breton, lui, se porte bien.

Prix et budget

Les chiffres suivants sont des fourchettes indicatives.

L’achat

700 à 1 200 € pour un chiot inscrit au LOF. Avec près de 3 800 naissances enregistrées en 2025, l’offre française est large et les prix restent raisonnables. Des parents titrés en concours de terrain ou en exposition tirent le prix vers le haut de la fourchette, parfois au-delà.

Un conseil de méthode : sur une race aussi répandue, prenez le temps de comparer plusieurs élevages. Vous n’êtes pas en position de rareté, vous pouvez vous permettre d’attendre la portée dont le dossier vous convient.

Le coût de fonctionnement

C’est un chien économique par rapport aux autres races d’arrêt :

  • la ration est celle d’un chien de 15 à 18 kg, pas de 28 ;
  • le toilettage professionnel est inutile ;
  • les antiparasitaires sont dosés pour une taille moyenne.

Le poste qui monte est ailleurs : les oreilles. Une otite traitée coûte peu ; trois otites par an, sur douze ans, finissent par se voir.

Ce qu’on oublie de prévoir

  • Une longe de 10 à 15 mètres pour la première année, et un harnais correct ;
  • de quoi occuper son besoin de nez : jouets de fouille, tapis de recherche, ou simplement du temps ;
  • si vous chassez : collier de repérage, sonnaillon, et la licence associée.
PosteFourchettePériodicité
Chiot inscrit au LOF700 € – 1 200 €une fois
Identification, primo-vaccination, premier bilan150 € – 250 €une fois
Stérilisation ou castration220 € – 450 €une fois
Longe, harnais et équipement de terrain60 € – 200 €une fois
Alimentation330 € – 560 €par an
Vaccins et visite annuelle100 € – 170 €par an
Antiparasitaires, tiques comprises120 € – 210 €par an
Soin des oreilles et entretien du poil60 € – 160 €par an
Assurance santé et réserve pour imprévus480 € – 1 050 €par an
Première année
2 220 € – 4 250 €
Les années suivantes
1 090 € – 2 150 €

Fourchettes indicatives, relevées sur le marché français : elles varient selon la région, l'élevage et le vétérinaire.

Questions fréquentes

Pourquoi certains épagneuls bretons n'ont-ils pas de queue ?

Parce qu'ils naissent ainsi. Le standard FCI l'écrit noir sur blanc : « l'épagneul breton peut naître anoure ou brachyoure », c'est-à-dire sans queue du tout, ou avec une queue naturellement écourtée. C'est un caractère génétique, porté par une variante du gène T, et c'est même le caractère fondateur de la race — le club qui a rédigé le premier standard en 1908 s'appelait le Club de l'Épagneul Breton à courte queue naturelle. Attention toutefois : la majorité des chiots de la race naissent avec une queue de longueur normale. Une queue courte n'est donc pas la garantie d'une bonne origine, et une queue longue n'est pas un défaut.

Peut-on accoupler deux épagneuls bretons à queue courte ?

Non, et c'est la donnée la plus utile de cette fiche. La variante responsable de la queue courte se transmet sur le mode dominant : une seule copie suffit à produire le caractère. Mais un chiot qui reçoit la variante de ses deux parents meurt avant la naissance dans la quasi-totalité des cas. Accoupler deux chiens à queue courte naturelle revient donc à perdre environ un quart de la portée in utero, et les très rares chiots qui survivent présentent des malformations graves — atrésie ano-rectale, anomalies vertébrales. Un test ADN existe, et un éleveur sérieux ne fait jamais ce croisement.

La coupe de la queue est-elle autorisée en France ?

Oui, encore aujourd'hui. La France a ratifié la Convention européenne pour la protection des animaux de compagnie par la loi du 8 juillet 2003, mais elle a fait jouer la faculté de réserve prévue à l'article 21 pour ne pas appliquer l'article 10, celui qui interdit les interventions chirurgicales non curatives. Résultat : la coupe des oreilles est interdite en France, celle de la queue reste légale, et notre pays fait figure d'exception parmi ses voisins européens. Le standard FCI de la race prévoit d'ailleurs encore la longueur idéale d'une queue coupée : 3 à 6 cm, sans dépasser 10 cm.

Épagneul breton ou setter anglais : lequel choisir ?

Les deux sont des chiens d'arrêt, mais ils ne travaillent pas de la même manière et ne demandent pas le même maître. Le setter anglais mesure 61 à 68 cm et quête large, loin devant, en terrain ouvert. L'épagneul breton mesure 47 à 51 cm, tient dans un carré, et travaille plus près, sur tout terrain et sur tout gibier — son standard insiste sur sa polyvalence et ses « aptitudes remarquables au dressage ». Pour un maître qui ne chasse pas, le breton est le plus facile à gérer des deux : plus compact, plus proche, plus maniable. Pour un chasseur de plaine qui veut de la quête, le setter reste inégalé.

L'épagneul breton convient-il à une famille avec enfants ?

C'est l'un de ses points forts. Le standard le décrit comme un « chien s'adaptant à tout milieu, sociable, à l'expression intelligente et attentive, équilibré mentalement » — quatre qualificatifs favorables d'affilée, ce qui est rare dans un texte FCI. Il est de taille moyenne, donc il ne renverse pas un enfant en le croisant, et il n'a aucune propension à la garde ni à la défense de ressource. La seule vraie limite est ailleurs : il lui faut une heure et demie à deux heures dehors chaque jour, et une famille très sédentaire ne la lui donnera pas.

Combien coûte un chiot épagneul breton ?

Comptez une fourchette indicative de 700 à 1 200 € pour un chiot inscrit au LOF. Le prix se situe plutôt dans le bas de la fourchette pour un chiot issu de lignées de chasse courantes, et vers le haut pour des parents titrés en field trial ou en exposition. Avec 3 793 inscriptions au LOF en 2025, l'offre est large en France, ce qui limite la spéculation : vous n'avez aucune raison de payer un chiot de cette race au prix d'une race rare.

Perd-il beaucoup ses poils et demande-t-il du toilettage ?

Peu, comparé aux autres chiens d'arrêt à franges. Le standard décrit un poil « fin, plat ou légèrement ondulé », avec des franges modérées aux membres et aux oreilles — bien moins fournies que celles d'un setter. Un brossage hebdomadaire suffit hors période de mue, et le toilettage professionnel n'est pas nécessaire. Le vrai poste d'entretien de la race n'est pas le poil, ce sont les oreilles : courtes, attachées haut, garnies de poil ondulé, elles ferment le conduit et retiennent l'humidité après chaque sortie.

Sources

  1. [1]Standard FCI n° 95 — Epagneul Breton — Fédération Cynologique Internationale — 5 mai 2003 — standard
  2. [2]Standard FCI n° 2 — English Setter — Fédération Cynologique Internationale — 28 juillet 2009 — standard
  3. [3]Inscriptions des chiens de race au LOF en 2025, par groupe de race — Société Centrale Canine — janvier 2026 — registre généalogique officiel
  4. [4]Natural Bobtail — test génétique et conséquences de l'homozygotie — Veterinary Genetics Laboratory, University of California, Davis — laboratoire universitaire
  5. [5]Canine Health Schemes — statistiques hanches par race (données 2018) — British Veterinary Association / The Kennel Club — 2018 — programme officiel de dépistage
  6. [6]Molecular analysis of the third component of canine complement (C3) and identification of the mutation responsible for hereditary canine C3 deficiency — The Journal of Immunology 160:2824 — Ameratunga R. et al. — 1998 — étude académique
  7. [7]Hereditary canine spinal muscular atrophy: canine motor neuron disease — Canadian Journal of Veterinary Research — Cork L. C. et al. — 1990 — étude académique
  8. [8]La coupe des oreilles et de la queue du chien — cadre réglementaire français — Chaire Bien-être animal, VetAgro Sup — école vétérinaire
  9. [9]Question écrite n° 12540 — maintien de la réserve autorisant la caudectomie non thérapeutique chez le chien — Assemblée nationale — 3 février 2026 — texte officiel
  10. [10]Nutritional Guidelines for Complete and Complementary Pet Food for Cats and Dogs — FEDIAF — European Pet Food — juillet 2024 — référentiel nutritionnel européen
  11. [11]Certificat d'engagement et de connaissance (loi du 30 novembre 2021, décret du 18 juillet 2022) — Ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire — texte officiel

Transparence éditoriale

Yanis M.

Fondateur de Canisfera · auteur

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Sarah Decellas

ASV · relecture du 31 août 2026

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