
Setter anglais
C'est le chien d'arrêt le plus nombreux de France, et de loin : 5 086 inscriptions au Livre des origines en 2025, soit près d'un tiers de tout le groupe des chiens d'arrêt. Pourtant, vous ne le croisez presque jamais en ville. Le setter anglais vit ailleurs — dans les plaines, les landes et les sous-bois, à cinquante mètres devant son maître, dans un galop que le standard décrit comme « ample, aisé, élégant, rapide ». Sa robe mouchetée de blanc, dite belton, est sa signature. Elle raconte aussi quelque chose de son oreille.
Au programme : le standard FCI n° 2, ce que recouvre exactement le mot « belton », le lien entre cette robe blanche et la surdité congénitale, le dépistage PAEA à demander avant l'achat, les deux lignées héritées de 1825, la réalité de ses besoins d'activité, les rations calculées et le budget.
Écrit par Yanis M.Relu par Sarah Decellas, ASVMis à jour le 31 août 202614 min de lecture
Coup de cœur— le compteur de lecteurs arrive prochainementL'essentiel
Pour qui ?
Quelqu'un qui marche beaucoup
Chasseur ou non, peu importe. Ce qui compte, c'est le nombre d'heures de plein air que vous pouvez lui offrir chaque semaine.
Combien d'activité ?
Deux heures, en terrain ouvert
Il ne se dépense pas en tournant autour d'un pâté de maisons. Il lui faut de l'espace pour allonger sa foulée.
Quoi surveiller ?
L'audition, avant tout
Sa belle robe blanche mouchetée l'expose à la surdité de naissance. Un test PAEA en élevage règle la question en dix minutes.
Tableau d'identité
| Critère | Mâle | Femelle | Source |
|---|---|---|---|
| Espérance de vie | 10–12 ans | ||
| Prix d'un chiot | 700–1 300 € | ||
| Activité quotidienne | 2 h à 3 h | [9] | |
| Pays d’origine | Grande-Bretagne | [1] | |
| Fonction historique | Chien d'arrêt, avec épreuve de travail obligatoire | [1] | |
| Type de poil | Long et soyeux, légèrement ondulé mais pas bouclé, franges abondantes | [1] | |
| Tempérament selon le standard | Très actif, sens aigu de la chasse, extrêmement amical et de bon caractère | ||
| Taille au garrot | 65–68 cm | 61–65 cm | [1] |
| Poids | 25–30 kgLe standard FCI ne chiffre aucun poids pour cette race. | 20–26 kgLe standard FCI ne chiffre aucun poids pour cette race. | |
| Groupe FCI | 7 · section 2 | [1] | |
Standard FCI n° 2, publié le 28 juillet 2009 — relevé le 31 août 2026.Consulter le standard
Origines et histoire
Le setter anglais fait partie de ces races dont on connaît la date de fondation à l’année près. Tout part de 1825, quand un éleveur du Shropshire nommé Edward Laverack (1800-1877) achète deux chiens à un pasteur, Ponto et Old Moll, et décide d’en tirer une lignée.
Il y consacrera cinquante ans.
D’un chien qui se couche à un chien qui s’arrête
Avant Laverack, le mot « setter » décrit une méthode, pas une race. Le chien d’oiseau britannique — issu des vieux épagneuls de chasse — repérait le gibier puis se couchait (to set), pour permettre au chasseur de jeter un filet par-dessus l’ensemble. L’arme à feu a changé la donne : il fallait désormais un chien qui marque l’arrêt debout, immobile, le temps que le tireur arrive.
La race a servi de chien de tir en Angleterre depuis plus de quatre siècles, mais c’est bien à partir de 1825 qu’elle prend la forme qu’on lui connaît.
Deux hommes, deux idées de la même race
Dans la seconde moitié du XIXᵉ siècle, R. L. Purcell Llewellin achète des chiens à Laverack et les sélectionne selon un critère unique : ce qu’ils valent sur le terrain. Deux courants naissent :
- les lignées dites « Laverack », où la beauté et la conformation pèsent lourd, orientées vers l’exposition ;
- les lignées dites « Llewellin », sélectionnées sur les performances de chasse, souvent plus légères et plus rapides.
Les deux noms circulent encore aujourd’hui chez les chasseurs et les éleveurs. Ils ne correspondent à aucune distinction officielle : la FCI ne reconnaît qu’un seul setter anglais, sous le standard n° 2, publié dans sa version actuelle le 28 juillet 2009.
Belton, un village devenu une couleur
Le mot le plus employé pour décrire cette race ne vient ni du latin ni de la cynophilie savante : Belton est un village du Northumberland. Laverack en a fait le terme qui désigne la robe mouchetée de ses chiens, et la FCI a repris le mot dans le standard. Aujourd’hui, dire d’un chien qu’il est blue belton ou orange belton est du vocabulaire officiel.
Le premier chien d’arrêt de France
En France, le setter anglais domine son groupe sans partage. Les statistiques du Livre des origines français pour 2025 donnent :
- setter anglais : 5 086 inscriptions ;
- épagneul breton : 3 793 ;
- petit épagneul de Münster : 1 823 ;
- braque allemand à poil court : 1 287.
À lui seul, il représente 28,6 % du groupe 7 — le groupe des chiens d’arrêt — qui totalise 17 777 inscriptions. Et là où l’ensemble du groupe recule de 2 % sur un an, lui progresse de 4 %. C’est un chien qui ne dépend pas de la mode : il dépend de la chasse, et la chasse continue de le choisir.
Morphologie et particularités physiques
Le standard ouvre par une formule qui résume tout : un chien « de taille moyenne, aux lignes pures et à l’apparence élégante ». Rien n’est massif chez lui, rien n’est fragile non plus.
Les mesures officielles
| Hauteur au garrot | |
|---|---|
| Mâle | 65 à 68 cm |
| Femelle | 61 à 65 cm |
Le standard FCI ne fixe aucun poids. C’est un choix cohérent avec un chien de travail : ce qui compte est l’équilibre entre l’ossature et la musculature, pas un chiffre sur une balance. En pratique, on rencontre des femelles autour de 20 à 26 kg et des mâles de 25 à 30 kg, les lignées de chasse étant généralement plus légères que les lignées d’exposition.
La robe : cinq combinaisons, une seule logique
Le standard admet exactement cinq colorations :
- noir et blanc, dit blue belton ;
- orange et blanc, dit orange belton ;
- citron et blanc, dit lemon belton ;
- marron et blanc, dit liver belton ;
- tricolore, c’est-à-dire blue belton ou liver belton avec du feu.
Le texte est explicite sur le rendu recherché : les robes mouchetées ou truitées sont préférées, sans grandes plages de couleur unie sur le corps. Autrement dit, le fond est blanc et la couleur est semée dessus en fines ponctuations. C’est cette distribution qui donne au setter son aspect poudré, et c’est elle qui a une conséquence sur son oreille — nous y venons dans la partie santé.
Le poil
« Légèrement ondulé mais pas bouclé, long et soyeux », dit le standard. Les franges sont abondantes : derrière les membres antérieurs, aux culottes, sous la queue. La queue elle-même est de longueur moyenne, ne dépassant pas le jarret, portée dans le prolongement du dos.
La démarche, qui n’est pas un détail
Chez un chien d’arrêt, l’allure fait partie de la fonction. Le club français décrit un galop « ample, aisé, élégant, rapide », avec un dos qui « demeure horizontal, apparemment immobile ». Sa quête est « naturellement croisée, ample », c’est-à-dire qu’il balaie le terrain en larges diagonales devant son maître plutôt que de suivre une ligne. Et son arrêt, quand il vient, est décrit avec un mot très juste : une tension extrême, féline.

Comportement et caractère
Le standard FCI tient le caractère de la race en deux phrases, et elles sont plus riches qu’elles n’en ont l’air :
« Très actif et doué d’un sens aigu de la chasse. Extrêmement amical et doué d’un bon caractère. »
Deux informations, donc. La première est une contrainte. La seconde est un cadeau.
Le cadeau : un chien sans agressivité
« Extrêmement amical » n’est pas une formule de politesse dans un texte de la FCI. Peu de standards emploient un superlatif pour décrire la sociabilité d’une race. L’organisme vétérinaire britannique PDSA va dans le même sens et le décrit comme un chien enjoué, facile à vivre, qui s’entend avec à peu près tout le monde.
Concrètement, cela veut dire :
- pas de méfiance envers les inconnus, donc pas de chien de garde — n’attendez rien de lui sur ce terrain ;
- une tolérance élevée envers les enfants, les autres chiens et, en général, les autres animaux ;
- très peu de tendance à la ressource ou à la garde d’objet.
La contrainte : le nez décide de la journée
« Sens aigu de la chasse » est l’autre moitié du portrait, et c’est celle qui organise votre vie. Un setter anglais qui capte une émanation part. Pas par désobéissance : parce que quatre siècles de sélection lui ont appris que c’était exactement ce qu’on attendait de lui.
Cela produit trois conséquences pratiques :
- le rappel est le chantier n° 1, à travailler très tôt et en terrain clos avant tout lâcher en plaine ;
- la longe longue (10 à 15 m) est votre alliée pendant toute la première année ;
- une clôture basse ne le retient pas s’il a une raison de partir.
Un chien qui s’ennuie mal
C’est le point que les maîtres découvrent souvent trop tard. Un setter anglais suffisamment sorti est, à la maison, un chien remarquablement calme — il se pose et il dort. Le même chien sous-employé devient destructeur, bruyant et anxieux à la séparation. Le seuil est franc, et il n’y a pas de demi-mesure possible : on le satisfait, ou on ne le satisfait pas.
Vie sociale : autres chiens, autres animaux, enfants
C’est sans doute le domaine où le setter anglais est le plus facile de toutes les races de son gabarit.
Avec les autres chiens
La sélection pour la chasse en plaine s’est faite sur des chiens capables de travailler à plusieurs, parfois en couple ou en meute légère, sans conflit. Le résultat est un chien qui aborde ses congénères sans raideur. Les rencontres se passent bien, à condition de lui donner la socialisation de base entre deux et quatre mois comme à tout chiot.
Avec les autres animaux
Nuance importante : sa prédation est orientée vers les oiseaux. Un chien d’arrêt ne poursuit pas pour tuer, il repère, s’immobilise et attend. Cela le rend en général sûr avec un chat de la maison, surtout s’ils ont grandi ensemble. En revanche :
- les oiseaux de compagnie en cage ou en volière déclenchent une fixation qui peut durer des heures ;
- les poules et les volailles de basse-cour demandent une habituation sérieuse et une surveillance longue ;
- en promenade, un envol de faisan ou de perdrix passe avant tout le reste, rappel compris.
Avec les enfants
C’est un très bon chien de famille, et il n’y a pas de réserve de tempérament à formuler. Deux réserves de taille, en revanche :
- 68 cm au garrot et 28 kg lancés au galop renversent un enfant de quatre ans sans la moindre intention de le faire ;
- son enthousiasme est démonstratif, ce qui suppose d’apprendre tôt le « pas de saut sur les gens ».
Rien de tout cela n’est un problème de caractère. C’est un problème de gestion, et il se règle par l’éducation.
Environnement idéal
Posons-le franchement : le setter anglais est un chien de campagne, de plaine, de coteaux et de sous-bois. Cela n’a rien d’un choix de décor : c’est une affaire de kilomètres parcourus.
Ce qui lui convient le mieux
- Une maison avec un terrain clôturé haut, où il puisse sortir librement — le terrain ne remplace jamais les sorties, il les complète ;
- un accès rapide à des espaces ouverts : chemins agricoles, landes, forêts, digues, prairies ;
- un maître qui pratique une activité de plein air régulière, chasse ou non.
Ce qui ne lui convient pas
- Une vie où l’essentiel des sorties se fait en laisse sur trottoir ;
- des journées de solitude longues et répétées sans dépense préalable ;
- un jardin clôturé bas ou ouvert : il n’est pas fugueur par tempérament, mais il est suiveur d’odeur, et cela revient au même une fois qu’il est parti.
Et la chaleur ?
Son poil long et son fond blanc l’aident mieux qu’on ne le croit face au soleil, mais un chien d’arrêt en plein effort monte vite en température. En été, on déplace les sorties au petit matin et en fin de journée, on emporte de l’eau, et on renonce aux gros efforts quand le thermomètre dépasse 25 °C.
Activité physique et sorties
L’organisme vétérinaire britannique PDSA place la barre à deux heures d’exercice quotidien au minimum. Peu de races courantes exigent autant, et sur ce point la marge de négociation est mince.
Ce que « deux heures » veut dire concrètement
Deux heures de marche lente en laisse ne suffisent pas. Ce qu’il lui faut, c’est de la course libre en terrain ouvert, parce que sa dépense passe par l’allongement de la foulée, pas par la durée. Une bonne semaine ressemble à ceci :
- chaque jour : une sortie longue d’au moins une heure, dont trente à quarante minutes de liberté ou de longe en terrain dégagé ;
- chaque jour : une seconde sortie plus courte, utilitaire, en ville ou au village ;
- deux à trois fois par semaine : une activité qui fait travailler le nez — pistage, recherche d’objet, jeux de flair dans les hautes herbes ;
- une fois par semaine : une grande sortie de deux à trois heures, en forêt, sur un sentier ou derrière un vélo.
Les disciplines qui lui vont bien
- Le canicross et la cani-randonnée : sa foulée et son endurance en font un excellent partenaire de course à pied ;
- le pistage et le mantrailing : c’est le travail qui l’apaise le plus, parce qu’il utilise ce pour quoi il a été construit ;
- le field trial et la recherche au sang, pour qui pratique la chasse ;
- l’obé-rythmée et l’agility, à condition d’attendre la fin de la croissance pour les sauts.
Le calendrier de croissance
Un setter anglais atteint sa taille adulte vers 15 à 18 mois, et ses cartilages de croissance se ferment dans cette fenêtre. Avant cela :
- pas de course longue à allure imposée derrière un vélo ;
- pas de sauts répétés, ni de descentes d’escalier prolongées ;
- des sorties fractionnées et libres, où le chiot choisit lui-même son rythme.
Santé et prédispositions
C’est ici que la race demande le plus d’attention, et pour une raison inattendue : sa robe.
La surdité congénitale, le point n° 1
Le blanc du poil et l’audition dépendent des mêmes cellules pigmentaires. Les mélanocytes ne colorent pas seulement le poil : ils peuplent aussi une structure de l’oreille interne appelée strie vasculaire, qui entretient la composition du liquide cochléaire. L’école vétérinaire de Louisiane, qui documente ce mécanisme depuis des décennies, le résume ainsi : ces cellules pigmentaires sont indispensables à la survie de la strie, et la strie est indispensable à la survie des cellules sensorielles. Là où le blanc s’étend, les mélanocytes manquent — et l’oreille peut ne jamais fonctionner.
Le setter anglais est concerné parce que sa robe belton repose sur un fond blanc, produit du même locus pigmentaire (dit piebald) qui touche le dalmatien, le bull terrier ou le berger de la Serra de Aires.
Les relevés de cette même école, portant sur 751 chiens de la race testés, donnent :
| Résultat | Part des chiens testés |
|---|---|
| Sourds d’une seule oreille | 10,3 % |
| Sourds des deux oreilles | 2,2 % |
| Total des chiens concernés | 12,4 % |
Soit environ un chien sur huit. L’école situe la race « au tiers ou à la moitié » du niveau relevé chez le dalmatien, qui reste la race la plus touchée.
Ce qu’il faut en faire, très concrètement : demandez le compte rendu PAEA (potentiels auditifs évoqués, souvent appelé BAER) avant de réserver un chiot. L’examen se pratique dès cinq à six semaines, dure quelques minutes, ne fait pas mal, et donne un résultat oreille par oreille. Aucun test ADN ne remplace cet examen : il n’existe pas, pour cette forme de surdité, de marqueur génétique exploitable. Un élevage sérieux fait tester ses portées et vous donne le document sans que vous ayez à insister.
Et si le chiot est sourd d’une oreille ? Il vit très bien, court, chasse et vieillit normalement. Ce qui change, c’est sa localisation des sons : il entend, mais il ne sait pas d’où ça vient. Cela se compense par des signaux visuels et par une vigilance accrue près des routes.
Les articulations
Sur quinze années de dépistage, le programme officiel BVA/Kennel Club totalise 1 277 setters anglais radiographiés. La médiane des scores de hanche ressort à 12, la moyenne à 15,4, pour des résultats allant de 1 à 92 sur une échelle graduée de 0 à 106. C’est un résultat moyen pour un chien de cette taille : ni alarmant, ni excellent. La conclusion pratique ne change pas — c’est le score des deux parents qui vous renseigne, pas la moyenne de la race.
Du côté des coudes, les dépistages finlandais compilés par l’International Partnership for Dogs situent 77 à 88 % des chiens en stade 0 sur 292 examens en dix ans. La grande majorité est donc indemne, ce qui n’exonère pas de radiographier les reproducteurs.
Les tumeurs
Les mêmes relevés finlandais identifient les tumeurs comme la première cause de mortalité dans la race, à un âge moyen de 10 ans et 1 mois. C’est aussi le premier motif de consultation relevé en Suède. Rien d’exceptionnel pour un chien de grande taille arrivé au bout de son espérance de vie, mais deux réflexes utiles : palper le chien régulièrement, sous les franges comprises, et montrer toute masse cutanée sans attendre plutôt que de la surveiller pendant six mois.
Les yeux
L’atrophie rétinienne progressive de forme rcd4 est identifiée dans la race. Elle est causée par l’insertion d’une base dans le gène C2orf71, se transmet sur le mode autosomique récessif, et la vue baisse tardivement : entre 5 et 12 ans, en moyenne vers 10 ans. Un test ADN existe et se pratique sur les deux reproducteurs. Deux porteurs sains ne doivent jamais être accouplés.
Une maladie rare mais propre à la race
La céroïde-lipofuscinose neuronale NCL8 a été décrite chez le setter anglais en 2005, par l’identification d’une mutation du gène CLN8. Elle est rare, mais elle est grave : les signes neurologiques apparaissent vers 14 à 18 mois — troubles de l’équilibre, perte de vision, crises — et l’évolution est fatale. Sa transmission autosomique récessive rend le problème entièrement évitable : dès lors que les deux parents ont été génotypés, aucune portée ne peut être atteinte.
La thyroïde
L’hypothyroïdie auto-immune figure parmi les affections prioritaires de la race, avec un dépistage recommandé au Royaume-Uni comme aux États-Unis. Les signaux qui doivent conduire à un dosage T4 et TSH sont peu spectaculaires et faciles à mettre sur le compte de l’âge : prise de poids sans changement de ration, baisse d’entrain, poil terne, frilosité inhabituelle.
Les oreilles, encore
Rien de génétique cette fois, mais une conséquence directe de sa morphologie et de son métier. Ses oreilles sont tombantes, garnies de poil, et posées sur un chien qui passe sa vie dans les ronces. Le pavillon ferme le conduit, l’humidité reste, et les otites suivent. C’est le poste d’entretien le plus régulier de la race.
| Affection | Fréquence | Dépistage | Source |
|---|---|---|---|
| Surdité congénitale | 12,4 % des 751 chiens testés10,3 % d'un seul côté et 2,2 % des deux | Test PAEA (potentiels auditifs évoqués) dès 5 à 6 semaines, en élevage | [3] |
| Dysplasie de la hanche | Score médian de 12 sur 1 277 chiens radiographiésMoyenne de 15,4 sur quinze ans de lectures officielles, avec un maximum relevé à 92 | Radiographie officielle des hanches après 12 mois, sur les deux parents | [5] |
| Dysplasie du coude | 77 à 88 % de stade 0 sur 292 examens finlandaisRésultats relevés sur dix ans | Radiographie officielle des coudes, au même âge que les hanches | [6] |
| Tumeurs | Première cause de mortalité relevée en FinlandeÀ un âge moyen de 10 ans et 1 mois | Palpation à chaque visite annuelle ; toute masse cutanée montrée sans attendre | [6] |
| Hypothyroïdie auto-immune | Affection prioritaire, avec dépistage recommandéAu Royaume-Uni comme aux États-Unis | Dosage T4 et TSH devant une prise de poids, une baisse d'entrain ou un poil terne | [6] |
| Atrophie rétinienne progressive rcd4 | Insertion d'une base dans le gène C2orf71, transmission autosomique récessiveLa vue baisse entre 5 et 12 ans, en moyenne vers 10 ans | Test ADN rcd4 sur les deux reproducteurs | [7] |
| Céroïde-lipofuscinose neuronale NCL8 | Mutation du gène CLN8 décrite dans la race en 2005Signes neurologiques vers 14 à 18 mois, transmission autosomique récessive | Test ADN NCL8 : deux porteurs ne doivent jamais être accouplés | [8] |
Entretien et hygiène
Le setter anglais demande un entretien constant mais simple. Rien de technique, rien qui exige un salon de toilettage tous les deux mois.
Le poil
- Deux à trois brossages hebdomadaires en rythme ordinaire, et un passage quotidien quand la mue bat son plein, au printemps comme à l’automne ;
- une attention particulière aux franges : derrière les coudes, aux culottes, sous la queue, là où les nœuds se forment ;
- un démêlant et un peigne fin valent mieux qu’une brosse seule sur ces zones ;
- une coupe légère des poils entre les coussinets, qui accumulent boue, gravillons et neige tassée.
Après chaque sortie en végétation
C’est le rituel qui évite la moitié des visites vétérinaires de la race. Cinq points à inspecter, dans l’ordre :
- les oreilles, à l’intérieur du pavillon et à l’entrée du conduit ;
- les espaces entre les doigts, où se logent les épillets ;
- les aisselles et les aines, peau fine et exposée ;
- les yeux, où une graine peut passer sous la paupière ;
- le corps entier au passage de la main, pour les tiques.
Un épillet retiré le soir même est un incident. Le même épillet trouvé trois jours plus tard est une chirurgie.
Les oreilles, en routine
Un nettoyage hebdomadaire avec un produit auriculaire adapté, et un séchage systématique après baignade ou pluie prolongée. Jamais de coton-tige dans le conduit : il tasse au lieu de retirer.
Le reste
- Griffes : elles s’usent naturellement chez un chien qui court sur des chemins durs. Chez un chien peu sorti ou vieillissant, coupe toutes les trois à quatre semaines ;
- Dents : deux ou trois brossages par semaine, ni plus ni moins que pour n’importe quelle race ;
- Bain : trois à quatre fois par an suffisent. Un shampooing trop fréquent abîme le soyeux de son poil.
Alimentation et ration
Les rations ci-dessous ne recopient aucune étiquette : elles sont calculées avec la formule des lignes directrices nutritionnelles européennes (FEDIAF, juillet 2024) — besoin quotidien en kcal = coefficient × poids en kg puissance 0,75. Le coefficient vaut 95 pour un chien calme ou stérilisé, 110 pour un chien actif. Les grammages supposent un aliment titrant 380 kcal aux 100 g : si le vôtre est plus riche ou plus pauvre, fiez-vous à la colonne des kilocalories et refaites la division.
Ce qui est propre à cette race
Le setter anglais a une particularité alimentaire que peu de races partagent : son besoin varie fortement dans l’année. Un chien de chasse passe de journées de terrain intenses en automne et en hiver à des mois de rythme calme au printemps. La ration doit suivre cette courbe, sinon le chien maigrit en saison et grossit hors saison.
Trois repères pour piloter :
- hors saison, restez sur le coefficient 95 et surveillez la taille de guêpe vue de dessus ;
- en saison, montez progressivement — jamais d’un coup la veille de l’ouverture ;
- après une journée de terrain, fractionnez : un repas léger au retour, le principal deux heures plus tard, jamais une grosse gamelle sur un chien encore chaud.
Le risque de torsion d’estomac
Comme tous les chiens à poitrine profonde, il fait partie des races exposées. Trois règles qui coûtent peu :
- fractionner en deux gamelles quotidiennes au lieu d’une seule ;
- laisser une heure de calme de part et d’autre de chaque repas, sans course ni jeu vif ;
- une gamelle au sol, dans le calme, sans compétition avec un autre chien.
Chez le chiot
La croissance d’un chien qui atteindra 25 à 30 kg dure 15 à 18 mois. Une croissance trop rapide charge les articulations. On utilise donc un aliment « grande race » junior, on pèse la ration plutôt que de la doser à l’œil, et on résiste à l’envie de « pousser » un chiot qu’on trouve maigre : à cet âge, un peu léger vaut mieux qu’un peu lourd.
| Profil | Besoin quotidien | Ration | Source |
|---|---|---|---|
| 21,2 kg — femelle légère, hors saison | 939 kcal | 245–249 g | [10] |
| 21,2 kg — même chienne, en saison de chasse | 1087 kcal | 284–288 g | [10] |
| 23,8 kg — femelle de taille courante, entretien | 1024 kcal | 267–271 g | [10] |
| 25,2 kg — mâle stérilisé, rythme calme | 1068 kcal | 279–283 g | [10] |
| 27,2 kg — mâle de taille courante, entretien | 1131 kcal | 296–300 g | [10] |
| 27,2 kg — même chien, journées de terrain | 1310 kcal | 343–347 g | [10] |
| 29,2 kg — grand mâle en pleine saison | 1382 kcal | 362–366 g | [10] |
Calcul : Besoin quotidien (kcal) = coefficient × poids(kg)^0,75. Rations exprimées pour une croquette à380 kcal/100 g —[10]. Vérifiez la densité indiquée sur votre sac : elle change le résultat.
Le chiot
Choisir son élevage
Trois documents à demander, dans cet ordre :
- le compte rendu PAEA de la portée, oreille par oreille — c’est le plus important, et c’est celui qu’on oublie le plus souvent ;
- les clichés officiels de hanches et de coudes du père comme de la mère ;
- les tests ADN rcd4 et NCL8 des deux parents.
Un élevage de chasse aura par ailleurs les résultats de travail des parents (field trials, épreuves sur gibier naturel). Un élevage d’exposition aura les confirmations et les titres. Aucune des deux orientations n’est meilleure que l’autre — mais elles ne produisent pas exactement le même chien, et il vaut mieux savoir lequel vous prenez.
Les premières semaines
- Le chiot arrive à huit semaines minimum : c’est la loi, et c’est aussi ce dont il a besoin ;
- la socialisation court jusqu’à seize semaines environ : montrez-lui des sols, des bruits, des espèces, des humains de toutes tailles ;
- le rappel se travaille dès le premier jour, en intérieur, dans le couloir, avec une récompense forte. Chez cette race, ce n’est pas un exercice parmi d’autres : c’est celui qui décidera de sa liberté pour le reste de sa vie.
Le passage difficile
Entre huit et quatorze mois, la quête s’allonge et le chien commence à prendre de vraies décisions à distance. C’est là que beaucoup de maîtres perdent le rappel. La parade tient en une phrase : ne rappelez jamais dans une situation où vous ne pouvez pas obtenir la réponse. Longe longue, terrain fermé, distances progressives — et on ne lâche en plaine ouverte qu’une fois que ça marche partout ailleurs.
La formalité légale à ne pas expédier
Depuis le décret du 18 juillet 2022, l’achat d’un chien impose la signature du certificat d’engagement et de connaissance. Il vous est remis par un professionnel titulaire de l’ACACED — éleveur, vétérinaire ou responsable de refuge — et le ministère de l’Agriculture pose une condition qui ne se négocie pas : « la cession de l’animal de compagnie ne peut intervenir moins de 7 jours après la délivrance du certificat ». Sept jours pleins, donc, entre votre signature et l’arrivée du chiot.
Ne voyez pas ce délai comme une case à cocher : c’est exactement le temps qu’il vous faut pour relire le dossier sanitaire de la portée et vérifier que le compte rendu PAEA s’y trouve bien.
- 2–3 mois
Réclamez le compte rendu PAEA avant de réserver. Un chiot entendant des deux oreilles part avec une vie plus simple, pour lui comme pour vous.
- 4–7 mois
Faites-lui découvrir le plus de terrains possible : herbes hautes, sous-bois, bord de rivière. C'est la période où il apprend à lire un sol.
- 8–14 mois
La quête s'allonge et le rappel devient le vrai chantier. Travaillez-le en terrain fermé avant de lâcher en plaine.
- 15–24 mois
Croissance terminée. Radiographies officielles des hanches et des coudes, puis montée en charge sur les longues sorties.
Variantes de race
À la nomenclature de la FCI, il n’existe qu’un seul setter anglais, sous le standard n° 2. Pas de variété de taille, pas de variété de poil, pas de variété de couleur au sens réglementaire.
Ce que « Llewellin » et « Laverack » désignent vraiment
Ces deux noms circulent partout et n’ont aucune valeur officielle en France. Ils désignent des orientations d’élevage :
- lignées de type Llewellin : sélectionnées sur le terrain, souvent plus légères, plus rapides, avec une quête plus large et une énergie plus difficile à absorber pour un maître non chasseur ;
- lignées de type Laverack : orientées vers l’exposition, généralement plus étoffées, plus fournies en poil, avec une allure de vie un peu plus posée.
Certains registres étrangers reconnaissent d’ailleurs un « Llewellin Setter » comme une entité distincte, ce qui n’a pas d’équivalent à la FCI. Retenez simplement que le mot ne garantit rien : c’est le dossier de l’élevage et les parents qui vous renseignent.
Les autres setters
Trois autres races portent ce nom au groupe 7, et ce sont bien des races distinctes :
- le setter irlandais rouge, standard n° 120 ;
- le setter irlandais rouge et blanc, standard n° 330 ;
- le setter Gordon, standard n° 6.
En France, aucune ne s’approche du setter anglais en effectifs : 541 setters Gordon et 461 setters irlandais rouges inscrits au LOF en 2025, contre 5 086.
Prix et budget
Les chiffres qui suivent sont donnés en fourchette indicative. Ils bougent selon la région, le cabinet vétérinaire et l’orientation de l’élevage.
Le prix d’achat
Comptez 700 à 1 300 € pour un chiot inscrit au LOF. C’est nettement moins que les races de compagnie à la mode, pour une raison simple : le setter anglais se vend surtout dans un circuit de chasseurs, où la valeur se juge sur les résultats des parents et non sur la rareté. Un chiot issu de parents titrés en field trial peut dépasser cette fourchette ; un chiot d’exposition de lignée réputée aussi.
Le premier poste à ne pas rogner
Si l’élevage n’a pas fait tester la portée, faites faire le PAEA vous-même, comptez 90 à 180 €. C’est l’examen qui vous dira si votre chiot entend d’une oreille, des deux, ou d’aucune — et cette information change la façon dont vous allez l’éduquer.
Le coût annuel
Un setter anglais est un chien de 25 kg qui bouge beaucoup : sa ration pèse dans le budget, et les antiparasitaires aussi, parce qu’un chien qui passe sa vie en végétation ramène des tiques toute l’année. En revanche, il ne coûte presque rien en toilettage professionnel : son entretien se fait à la maison.
Ce qu’on oublie de compter
- Le carburant pour aller jusqu’aux terrains où il peut courir — sur une année, ce n’est pas anecdotique ;
- une réserve pour les urgences de terrain : coupure sur barbelé, épillet à extraire, blessure de coussinet ;
- l’équipement : longe de 15 m, harnais, sonnaillon ou collier de repérage si vous chassez.
| Poste | Fourchette | Périodicité |
|---|---|---|
| Chiot inscrit au LOF | 700 € – 1 300 € | une fois |
| Identification, primo-vaccination, premier bilan | 150 € – 250 € | une fois |
| Test PAEA si l'élevage ne l'a pas fait | 90 € – 180 € | une fois |
| Stérilisation ou castration | 250 € – 500 € | une fois |
| Alimentation | 450 € – 750 € | par an |
| Vaccins et visite annuelle | 100 € – 170 € | par an |
| Antiparasitaires, tiques comprises | 140 € – 240 € | par an |
| Entretien du poil et des oreilles | 100 € – 260 € | par an |
| Assurance santé et réserve pour imprévus | 550 € – 1 200 € | par an |
- Première année
- 2 530 € – 4 850 €
- Les années suivantes
- 1 340 € – 2 620 €
Fourchettes indicatives, relevées sur le marché français : elles varient selon la région, l'élevage et le vétérinaire.
Questions fréquentes
Que veut dire « belton » pour un setter anglais ?
C'est le mot qui désigne sa robe mouchetée. Le standard FCI reconnaît le noir et blanc (blue belton), l'orange et blanc (orange belton), le citron et blanc (lemon belton), le marron et blanc (liver belton) et le tricolore. Le texte précise que les robes « mouchetées ou truitées » sont préférées, sans grandes plages de couleur unie. Le mot vient d'un village du Northumberland, et c'est l'éleveur Edward Laverack qui l'a fait entrer dans le vocabulaire de la race au XIXᵉ siècle. Un setter belton n'est donc pas un chien blanc taché : c'est un chien dont la couleur est distribuée en semis fin sur un fond blanc.
Le setter anglais convient-il à quelqu'un qui ne chasse pas ?
Oui, à une condition de temps. Le standard le décrit « extrêmement amical et doué d'un bon caractère », et l'association vétérinaire britannique PDSA le présente comme un chien qui s'entend bien avec tout le monde, enfants compris. Ce n'est pas le caractère qui pose problème hors chasse, c'est la dépense : il lui faut plus de deux heures d'activité quotidienne, et de l'espace pour courir. Un maître qui fait du trail, du canicross, de longues randonnées ou du travail de pistage remplace parfaitement la chasse. Un maître qui compte sur trois sorties de vingt minutes, non.
Pourquoi faut-il faire un test PAEA sur un chiot setter anglais ?
Parce que la race fait partie de celles où la surdité de naissance est fréquente. Les données recueillies par l'école vétérinaire de Louisiane portent sur 751 chiens de la race : 10,3 % n'entendent que d'une oreille, 2,2 % n'entendent d'aucune, soit 12,4 % de chiens concernés. Le test PAEA mesure la réponse du nerf auditif à un son bref ; il se pratique dès cinq à six semaines, il dure quelques minutes et il donne un résultat oreille par oreille. Un chiot sourd d'un côté vit très bien, mais mieux vaut le savoir : sa localisation des sons est faussée, ce qui change la façon de le rappeler et de le laisser près d'une route.
Quelle est la différence entre un setter Laverack et un setter Llewellin ?
Ce sont deux lignées d'une même race, pas deux races. Edward Laverack achète en 1825 deux chiens, Ponto et Old Moll, et passe cinquante ans à fixer un type qui allie aptitude à la chasse et beauté. Dans la seconde moitié du XIXᵉ siècle, R. L. Purcell Llewellin repart de chiens Laverack et sélectionne presque exclusivement sur les performances de terrain. L'usage a gardé les deux noms : on appelle volontiers « Llewellin » les lignées de chasse et « Laverack » les lignées d'exposition. À la FCI, il n'existe qu'un seul standard, le n° 2, et un seul setter anglais.
Combien de temps vit un setter anglais ?
Une dizaine d'années, avec des écarts. Les relevés finlandais publiés par l'International Partnership for Dogs donnent une espérance de vie moyenne de 10 ans et 9 mois pour la race, et situent l'âge moyen au décès par tumeur à 10 ans et 1 mois. C'est cohérent avec ce qu'on observe chez les chiens de cette taille : plus un chien est grand, plus sa longévité se réduit. Un poids de forme tenu toute l'année, des articulations ménagées pendant la croissance et une consultation annuelle après huit ans sont les trois leviers qui restent entre vos mains.
Le setter anglais perd-il beaucoup ses poils ?
Oui, comme la plupart des chiens à poil long avec franges. Le standard décrit un poil « légèrement ondulé mais pas bouclé, long et soyeux », avec des franges bien garnies derrière les membres et sur la queue. Comptez deux à trois brossages par semaine, davantage aux périodes de mue, et un passage plus fin sur les franges qui font nœud derrière les coudes et les cuisses. Après une sortie en végétation, l'inspection des oreilles, des espaces entre les doigts et des aisselles est plus utile qu'un brossage de plus : c'est là que se logent les épillets.
Un setter anglais peut-il vivre en appartement ?
Physiquement, un chien calme à la maison peut vivre en appartement, et le setter anglais l'est une fois dépensé. Mais la contrainte n'est pas le nombre de mètres carrés, c'est la distance à parcourir chaque jour pour le mettre en route. Deux heures d'activité, dont une part en terrain ouvert où il peut galoper, ce n'est pas compatible avec la plupart des semaines urbaines. C'est pourquoi nous ne lui attribuons pas le filtre « appartement » : quelques maîtres y arrivent, la majorité non, et un filtre ne peut pas porter d'exception.
Sources
- [1]Standard FCI n° 2 — English Setter — Fédération Cynologique Internationale — 28 juillet 2009 — standard
- [2]Inscriptions des chiens de race au LOF en 2025, par groupe de race — Société Centrale Canine — janvier 2026 — registre généalogique officiel
- [3]Deafness in Dogs & Cats — Breed incidence of deafness — Louisiana State University School of Veterinary Medicine — école vétérinaire
- [4]Deafness in Dogs & Cats — Genetics of deafness — Louisiana State University School of Veterinary Medicine — école vétérinaire
- [5]Canine Health Schemes — statistiques hanches par race (données 2018) — British Veterinary Association / The Kennel Club — 2018 — programme officiel de dépistage
- [6]Get a GRIHP! on English Setters — rapport de santé de race — International Partnership for Dogs (DogWellNet) — rapport de santé de race
- [7]Progressive Retinal Atrophy (rcd4-PRA) — Veterinary Genetics Laboratory, University of California, Davis — laboratoire universitaire
- [8]A mutation in the CLN8 gene in English Setter dogs with neuronal ceroid-lipofuscinosis — Biochemical and Biophysical Research Communications 327:541-547 — Katz M. L. et al. — 2005 — étude académique
- [9]English Setter — fiche vétérinaire de race — PDSA (People's Dispensary for Sick Animals) — organisme vétérinaire
- [10]Nutritional Guidelines for Complete and Complementary Pet Food for Cats and Dogs — FEDIAF — European Pet Food — juillet 2024 — référentiel nutritionnel européen
- [11]Certificat d'engagement et de connaissance (loi du 30 novembre 2021, décret du 18 juillet 2022) — Ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire — texte officiel
Transparence éditoriale
Yanis M.
Fondateur de Canisfera · auteur
À propos de Yanis →Sarah Decellas
ASV · relecture du 31 août 2026
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